Le Gouvernement met en place un suivi des entreprises en difficulté
Le président de la République et les dirigeants des cinq principales centrales syndicales se sont accordés le 13 janvier pour mettre en place un système de surveillance destiné notamment à éviter que les entreprises ne "profitent de la crise" pour licencier.
Ce dispositif de suivi, mis en place à la fois au niveau gouvernemental et au niveau départemental, doit permettre "de mieux informer et consulter les organisations syndicales sur la prévention et le traitement des restructurations", a indiqué l'Elysée dans un communiqué.
Au niveau national, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, et les secrétaires d'Etat à l'Emploi et à l'Industrie, Laurent Wauquiez et Luc Chatel, organiseront avec les syndicats des réunions permettant "d'examiner la situation économique du secteur, les prévisions sur les prochains mois et les cas d'entreprises connus" dans chaque secteur.
La première de ces réunions interviendra avant la fin janvier et sera consacrée au secteur automobile, avant l'agroalimentaire, la filière bois, l'imprimerie et l'édition, les semi-conducteurs, le bâtiment et les travaux publics et la chimie.
Ce schéma sera reproduit dans chaque département autour du préfet.
Enfin, le président de la République a salué les progrès accomplis :
pour mieux indemniser le chômage partiel ;
pour protéger les salariés licenciés économiques grâce à l'extension du contrat de transition professionnelle et à la renégociation de la convention de reclassement personnalisé.
"Ces trois dispositifs, à la fois souples et réactifs, n'ont pu être rénovés dans des délais si courts, que par une étroite coopération entre l'Etat et les partenaires sociaux", précise le communiqué.
Le communiqué de presse, sur le site de l'Elysée







