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Le G20 s'engage à stabiliser l'économie et à réformer le système financier

10.novembre2008

Les pays du G20 se sont engagés le 9 novembre à Sao Paulo à tout faire pour rétablir la stabilité et la confiance malmenées par la crise et à réformer en profondeur le système financier international en donnant davantage la parole aux économies émergentes.

Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G20 sont convenus de "tirer les leçons de la crise actuelle et de prendre toutes les mesures nécessaires pour restaurer la confiance des marchés et la stabilité et minimiser le risque d'une nouvelle crise", selon un communiqué publié à Sao Paulo, à l'issue d'une réunion de deux jours.

"Il y a un large accord et une vision commune sur les défis auxquels de nombreux pays font face", a commenté David McCormick, sous-secrétaire pour les Affaires internationales du Trésor américain, estimant que la réunion avait "préparé le terrain" pour une réforme de la régulation financière.

Le FMI doit jouer un rôle dirigeant

Les pays émergents et avancés du G20 ont également affirmé que le Fonds monétaire international (FMI) "devait avoir un rôle dirigeant dans cette tâche, en conformité avec son mandat".

Ce souhait correspond à celui exprimé par le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, qui dans une lettre datée du 6 novembre a appelé les chefs d'Etat du G20 à repenser la régulation financière mondiale, et plaidé pour l'attribution d'un rôle central au FMI.

Les institutions de Bretton Woods, comme le FMI et la Banque mondiale, créées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, "doivent être réformées de manière profonde afin qu'elles reflètent mieux les différents poids des économies dans l'économie mondiale et qu'elles répondent mieux aux futurs défis", ont d'autre part estimé les pays du G20. "Les économies émergentes et en développement doivent avoir une plus grande voix et représentation dans ces institutions", affirme le G20, alors que les puissances montantes comme le Brésil aspirent à jouer un rôle plus important dans ce système.

La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, a également souligné que "le rétablissement des circuits financiers était une nécessité absolue" pour tous les pays du G20 alors que la contraction du crédit a gagné toute la planète.

Le G20 concentre 85 % du PIB de la planète et les deux tiers de sa population. Il rassemble sept économies avancées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni), l'Union européenne et les principaux pays émergents (Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Mexique, Russie et Turquie).

La réunion de Sao Paulo visait à préparer le sommet du G20 qui se tiendra le 15 novembre à Washington et doit jeter les bases d'une réforme du système financier international pour éviter que ce genre de crise se reproduise à l'avenir.