Lancement de "Mon journal offert" : un abonnement gratuit pour les 18-24 ans pour soutenir la presse
Première publication le 28 octobre 2009
Frédéric Mitterrand a lancé, le 27 octobre, aux côtés des représentants de la presse quotidienne, l'opération "mon journal offert", abonnement gracieux d'un an à un quotidien proposé aux 18-24 ans. Cette mesure vise à aider la presse à reconquérir un lectorat jeune en créant une habitude de lecture qui l'amènera plus tard à lire ou à s'abonner à un journal.
Article mis à jour le 30 octobre 2009
C'est aujourd'hui qu'est lancée l'opération "mon journal offert", destinée aux 18-24 ans. Les 200 000 premiers inscrits sur www.monjournaloffert.fr recevront, un jour par semaine, le quotidien de leur choix, et ce pendant une année. Le lancement de l'opération s'accompagne d'une campagne de communication, avec la diffusion de deux films sur Internet.
Voir la vidéo :"Biohakers : les bricoleurs d'ADN"
Annoncée par le président de la République, lors de son discours de clôture des Etats généraux de la presse, l'opération "mon journal offert" permettra aux jeunes âgés de 18 à 24 ans de s’abonner au quotidien de leur choix et le recevoir pendant un an, une fois par semaine.
Prévue pour trois ans, cette opération financera 200 000 abonnements par an pour un montant total de 15 millions d'euros. Elle permettra aux jeunes de découvrir 59 quotidiens de la presse nationale, régionale ou locale. Seront disponibles, par exemple : Le Monde, L'Equipe, Sud Ouest, Nice Matin, etc. Chaque bénéficiaire recevra un jour par semaine un numéro du quotidien qu'il aura choisi lors de son inscription sur le site www.monjournaloffert.fr. Les 200 000 abonnements seront offerts aux 200 000 premiers inscrits sur le site.
Redonner le plaisir de la lecture en misant sur un abonnement progressif
Convaincu que s'informer est un droit mais aussi un besoin, le ministre de la Culture a estimé que cette opération est un "défi démocratique, citoyen et éducatif". Il a toutefois rappelé que les débats sur les titres sélectionnés et le nombre de numéros ont été vifs.
Le ministre a ainsi plaidé pour faire figurer l'Equipe parmi les titres de l'abonnement. "Mon fils a longtemps lu l'Equipe en l'achetant d'abord une fois par semaine puis tous les jours. Aujourd'hui, il achète au moins un autre quotidien en complément de ses lectures", a-t-il déclaré, convaincu qu'une fois acquise l'habitude de la lecture peut conduire vers d'autres quotidiens.
Concernant le nombre de numéros prévus par l'abonnement gratuit, le ministre a été convaincu par les arguments des professionnels de la presse qui défendaient l'idée d'envoyer aux abonnés seulement un exemplaire par semaine. L'argument déterminant étant de laisser le temps au jeune lecteur de s'approprier progressivement le journal. "Une greffe trop rapide, trop absolue aurait pu provoquer un phénomène de rejet", a expliqué le ministre, qui était initialement favorable à l'envoi d'un numéro par jour.
Une campagne graphique et ludique
Pour toucher un maximum de jeunes, la campagne de communication sera diffusée à partir du 30 octobre sur Internet et via les réseaux sociaux.
Deux films, "biohakers : les bricoleurs d'ADN" et "un sanglier devenu fou", racontent des histoires incongrues, sans images, uniquement avec des mots extraits d'un article de presse. A l'issue du film, l'article apparaît avec la signature de la campagne : "Vous voyez que vous aimez lire la presse quotidienne. Alors continuez."
La campagne sera relayée dans la presse quotidienne. Elle s'adressera principalement aux adultes pour les inciter à passer le message à leurs enfants. Sur le ton de l'humour, elle relaiera les inquiétudes parentales liées à la lecture d'un journal par leurs enfants : "Depuis peu mon fils a une conscience politique. D'où la sort-il ?" ; "Mon fils lit le journal. C'est grave docteur ?" ; "Ma fille commence à me contredire. Dois-je surveiller ses lectures ?".
Selon une étude menée en 2008, il apparaît que la pratique de la lecture recule auprès de l’ensemble de la population, toutes catégories d'âge confondues. La presse quotidienne payante est particulièrement touchée : en 1997, 73 % déclaraient lire un quotidien payant contre 69 % en 2008.
Ce mouvement s’amplifie auprès des plus jeunes : 20 % des 15-24 ans déclaraient lire un quotidien en 1997 et ils ne sont plus que 10 % en 2007.









