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Lancement de la Force d'intervention de la police nationale

02.décembre2009

Brice Hortefeux a installé, le 1er décembre à Bièvres (Essonne), la Force d'intervention de la police nationale (FIPN), créée pour s'adapter aux nouvelles formes d'un terrorisme qui évolue. Composée du Raid (Recherche, assistance, intervention, dissuasion), qui en assure le commandement unique et abrite son état-major permanent, des dix groupes d'intervention (GIPN) et de la brigade anticommando de Paris, la FIPN est forte de 590 hommes et femmes.

Il existe aujourd'hui en France plusieurs types d'unités de police capables de faire face à des situations de crise d’une exceptionnelle gravité : la plus célèbre d'entre elles, le Raid, les dix groupes d’intervention de la police nationale (GIPN), et la brigade anti-commando de Paris.

Tout comme leurs collègues du Raid, les effectifs des GIPN interviennent sur les opérations potentiellement dangereuses qui nécessitent un grand professionnalisme, une haute technicité et l’utilisation de moyens spécifiques : prises d’otage, retranchements de malfaiteurs ou de forcenés, mutineries de détenus constituent la majeure partie des interventions en urgence réalisées par ces unités.

La brigade anti-commando de la brigade de recherche et d’intervention, "brigade anti-gang", est l’une des pièces maîtresses des services de police judiciaire de la préfecture de police. Elle remplit des missions assez analogues à celles confiées au Raid et aux GIPN, intervenant dans les affaires de grand banditisme mais aussi dans des situations de crise aigüe.

Une nouvelle capacité d'intervention et de riposte coordonnée

Les menaces évoluent, et les forces de police doivent s'adapter en permanence. La nouvelle Force d'intervention de la police nationale (FIPN) va offrir "une capacité de riposte" nouvelle, a insisté Brice Hortefeux lors de son lancement officiel, le 1er décembre. "La FIPN place au sein d’une même structure opérationnelle l’ensemble de ces unités spécialisées d’intervention, c'est-à-dire le Raid, les GIPN et la brigade anti-commando de la préfecture de police, et ce, sans porter atteinte ni à l’identité, ni au fonctionnement ni aux compétences des unités qui la composent."

"Il y avait déjà une réelle harmonisation des modalités de recrutement, de formation et d’équipement des personnels du Raid et des GIPN, a expliqué le ministre. Il y a, maintenant, un dispositif d’intervention, fort de 500 policiers particulièrement entraînés, répartis sur l’ensemble du territoire national et capables de réagir à une attaque terroriste dans les délais les plus courts."

Un état-major permanent créé au sein du Raid

C’est le Raid qui, désormais, assure le commandement et la coordination opérationnels de l’action des unités spécialisées d’intervention. Il constitue l’échelon central de la FIPN et en héberge l’état-major.

"La FIPN contribuera à forger une culture commune, facilitera le partage des bonnes pratiques, et concourra à la mutualisation des savoir-faire et des moyens", a déclaré Brice Hortefeux. Elle permettra par exemple l’organisation d’exercices d’entraînement communs.

La FIPN interviendra, sur ordre du directeur général de la police nationale, spécialement en cas d'attentats ou de prises d'otages multiples. Elle participera également à la sécurité de grandes manifestations internationales, comme l'avaient été la visite du pape, le Mondial de football, ou lors de rassemblements de personnalités, tels un G20 ou un Sommet.

Faire face aux nouvelles menaces terroristes

"Les formes de terrorisme ont évolué au cours des années écoulées", a rappelé Brice Hortefeux, soulignant "l'apparition de terrorisme reposant sur des kamikazes (ou) le développement d'un terrorisme ne ce concentrant pas sur un seul objectif mais au contraire dispersé sur plusieurs soigneusement préparés".

"Ce qui nous préserve actuellement, c’est la qualité de notre dispositif qui intègre à la fois la prévention, le renseignement, la répression, la coordination entre les services et la coopération entre les pays. Si nous pouvons légitimement en être fiers, nous devons cependant toujours chercher à améliorer notre capacité d’intervention dans toutes ses dimensions : humaines, techniques ou encore organisationnelles (...) et c'est ce qui est fait avec la conjugaison des moyens" de ces trois unités, a conclu le ministre de l'Intérieur.

Le Raid. Depuis la création de cette unité, il y a 25 ans, les policiers du Raid ont été "les principaux acteurs d’opérations parfois dramatiques, souvent périlleuses et toujours délicates", a rappelé Brice Hortefeux. L’acronyme Raid résume parfaitement l’ensemble des missions confiées à cette unité : recherche, assistance, intervention, dissuasion. Le Raid, aujourd’hui, ce sont 170 hommes et femmes, aguerris, expérimentés, professionnels, prêts à intervenir 24 heures sur 24, partout en France. Leur mission : gérer des événements graves, grâce à l’utilisation des techniques et des moyens les plus modernes tendant à la neutralisation d’individus dangereux et déterminés.