La Société de financement de l'économie française va lever des fonds pour le secteur aéronautique
L'Etat a décidé de mobiliser 5 milliards d'euros pour soutenir les ventes de l'aéronautique, via la Société de financement de l'économie française (SFEF).
L'Etat a décidé de mobiliser 5 milliards d'euros pour soutenir les ventes de l'aéronautique, via la Société de financement de l'économie française (SFEF). La majeure partie de cette somme devrait profiter à Airbus.
"Dans le cadre de la nouvelle tranche de renforcement de leurs fonds propres, les banques françaises se sont engagées à financer 5 milliards d'euros de crédits à l'exportation qui seront accordés aux clients étrangers d'Airbus", a expliqué le 26 janvier la secrétaire d'Etat au Commerce extérieur.
Anne-Marie Idrac a souligné que ces mesures avaient été décidées "de manière coordonnée" avec d'autres Etats fondateurs d'Airbus. Les Etats fondateurs étant l'Allemagne, le Royaume-Uni,l'Espagne et la France.
Concrètement, ces mesures de soutien passeront par le biais de la Société de financement de l'économie française (SFEF), qui bénéficie de la garantie de l'Etat. Elle lèvera des fonds et les reprêtera ensuite aux banques françaises spécialistes de l'aéronautique.
Ce financement fait partie des 7 milliards d'euros de contrats à l'exportation que les banques françaises se sont engagées à financer la semaine dernière, en échange d'une nouvelle aide d'Etat de 10,5 milliards d'euros destinée à renforcer leurs fonds propres.
Le Gouvernement de François Fillon discute aussi avec les établissements financiers allemands et britanniques afin que toutes ces banques puissent accompagner les clients d'Airbus dans le monde.
Par ailleurs, le gouvernement allemand a annoncé qu'il réfléchissait à une aide pour les clients d'Airbus et avait des contacts avec les banques, dont la banque KfW (le bras financier de l'Etat allemand).
"Cela peut paraître incroyable mais de grandes compagnies aériennes, de grands clients d'Airbus ne trouvent pas aujourd'hui de financement auprès des banques", parce que celles-ci manquent de liquidités et en particulier en dollar, a aussi expliqué la secrétaire d'Etat à Toulouse, le 27 janvier.
"Ce serait trop bête que 30 milliards d'exportations pour la France, et tous les emplois qui vont avec et toute la capacité de bien positionner Airbus par rapport à son concurrent Boeing, soient mis en difficulté pour des raisons de financement temporaires et très spécifiques", a déclaré Anne-Marie Idrac.
Ces plans de soutien ont été présentés à la Commission européenne et aux autres Etats partenaires.