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La situation de l’emploi

08.septembre2010
Christine Lagarde et Laurent Wauquiez. Photo : AFP
Christine Lagarde et Laurent Wauquiez. Photo : AFP

La France vient d'enregistrer une baisse du chômage pour le 2e trimestre consécutif (-0,2 point après -0,1 point au 1er trimestre) après 21 mois de hausse consécutive. Ce qui confirme que le marché de l'emploi se stabilise depuis le début de l'année.

Cette amélioration fait suite à une série de signaux encourageants sur le front de l'activité économique : +0,6 % de croissance au 2e trimestre, 35 000 créations nettes d'emplois au 2e trimestre et -50 % de plans sociaux entre le 1er semestre 2009 et le 1er semestre 2010.

Ces résultats sont le fruit de la politique de l'emploi portée par Christine Lagarde et Laurent Wauquiez, qui ont cherché, dès le début de la crise, à prévenir et accompagner les restructurations tout en anticipant la reprise de l'emploi.

Pour autant, la situation de l'emploi reste fragile, c'est pourquoi le Gouvernement reste pleinement mobilisé et poursuivra son action en ciblant notamment les publics fragiles.



- 0,2 pointC'est la baisse du chômage au 2e trimestre 2010.
 



- 14 400C'est la baisse du nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A au mois de juillet.
 



+ 35 000C'est le nombre de créations nettes d'emplois marchands au 2e trimestre 2010.
 

Emploi, où en est-on aujourd'hui ?

Durant la crise, la France avait mieux résisté que ses principaux partenaires : le nombre de chômeurs avait augmenté de 23 % dans l'hexagone entre mai 2007 et fin 2009 alors que, sur la même période, il avait crû de 50 % au Royaume-Uni et de 129 % aux Etats-Unis.

Depuis le début de l'année, le marché de l'emploi se stabilise :

  • La France vient d'enregistrer une baisse du chômage de 0,2 point au 2e trimestre pour s'établir à 9,3% en métropole et 9,7% avec les Dom. Après 21 mois de hausse, c'est le 2e trimestre consécutif de baisse (rappel : -0,1point au 1er trimestre) et la baisse la plus significative depuis le début de la crise. En juillet, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a baissé de 0,5 % (-14 400 chômeurs), soit le meilleur chiffre depuis février 2008.
  • Sur le front de l'emploi des jeunes, le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans baisse à nouveau en juillet de 2,8 %, accélérant la décrue enregistrée le mois précédent et orientant le chômage des jeunes à la baisse sur un an à -1,8 %.
  • Concernant l'emploi des seniors, le taux de chômage des plus de 50 ans en métropole diminue, passant de 6,6 % au 1er trimestre à 6,1 % au 2e trimestre.

Dans quel contexte s'inscrit cette amélioration ?

Ces bons chiffres de l'emploi font suite à une série de signaux très encourageants sur le front de l'activité économique :

  • les bons chiffres de la croissance : +0,2 % au 1er trimestre 2010 et +0,6 % au 2e trimestre 2010 ;
  • la baisse du nombre de plans sociaux de près de moitié au 1er semestre 2010 par rapport au 1er semestre 2009 (674 contre 1 311) ;
  • la création nette de 35 000 emplois marchands au 2e trimestre 2010. Au total, ce sont 59 000 emplois qui ont été créés depuis le début de l'année.
  • la poursuite de la reprise de l'intérim (+0,5 % au 2e trimestre 2010) ;
  • l'augmentation du volume des heures supplémentaires qui s'est poursuivie au 2e trimestre.

La politique engagée par le Gouvernement porte-t-elle ses fruits ?

Ces bons résultats sont le fruit de la mobilisation constante du Gouvernement depuis le début de la crise.

La politique de l'emploi a consisté à anticiper plutôt que subir, en prenant avec les partenaires sociaux des mesures pragmatiques en faveur du retour et du maintien dans l'emploi :

  • le dispositif "zéro charge" a aidé à recruter 1 million de personnes dans les TPE, dont 41,5 % en CDI ;
  • l'activité partielle a bénéficié à 400 000 salariés en 2009. Grâce à ce dispositif, les salariés ont été mieux indemnisés et ont reçu des formations qui ont sécurisé leurs parcours professionnels et renforcé les compétences des entreprises françaises en prévision de la reprise ;
  • pour mieux accompagner les reconversions professionnelles, 125 000 conventions de reclassement personnalisé (CRP) et 15 000 contrats de transition professionnelle (CTP) ont été conclus en 2009 ;
  • les contrats en alternance (contrats d'apprentissage et de professionnalisation), priorité du plan d'urgence pour l'emploi des jeunes, ont augmenté de 20 % en juin-juillet 2010 par rapport à juin-juillet 2009.

Parallèlement à ces mesures qui ont permis d'amortir le choc de la crise, le Gouvernement a poursuivi la mise en œuvre de réformes structurelles :

  • La modernisation du service public de l'emploi : Pôle emploi, issu de la fusion ANPE-Assedic, a été créé en janvier 2009 pour indemniser les chômeurs et faciliter leur recherche d'emploi. En 18 mois, la création de Pôle emploi a permis de simplifier les démarches, d'effectuer des gains de temps considérables et d'améliorer la couverture des territoires. Aujourd'hui, 98 % des demandeurs d'emploi ont un site à moins de 30 km de leur domicile.
  • Des mesures ciblées sur des populations en situation structurelle de sous-emploi, notamment les jeunes (alternance, RSA jeune) ou les seniors (obligation pour les entreprises de plus de 50 salariés d'être couvertes par un accord/plan d'actions sur l'emploi des seniors).

Le Gouvernement doit-il poursuivre son action ?

Oui, car la situation de l'emploi reste fragile. L'objectif reste de stopper la hausse du chômage d'ici à fin 2010 et de le faire baisser durablement en 2011.

Pour cela, le Gouvernement est pleinement mobilisé et a décidé de poursuivre une politique de l'emploi ciblée sur les publics fragiles :

  • Les jeunes : parallèlement à une réflexion en cours sur la modernisation et le développement de l'alternance, le Gouvernement a décidé de maintenir jusqu'à la fin de l'année les trois mesures d'incitations à l'alternance : dispositif "zéro charge" apprenti, prime à l'embauche d'un apprenti et aide à l'embauche en contrat de professionnalisation.
  • Les seniors : le Gouvernement a proposé, dans le cadre de la réforme des retraites, de mettre en place une aide à l'embauche des demandeurs d'emploi de plus de 55 ans. Cette mesure s'appliquera à toutes les entreprises, pour des recrutements en CDI et en CDD de plus de 6 mois.
  • Les chômeurs de longue durée : le Gouvernement a souhaité renforcer la reconversion des salariés qui ont perdu leur emploi pendant la crise. Les chômeurs de longue durée seront les bénéficiaires directs du plan "Rebond pour l'emploi", désormais opérationnel.

Enfin concernant le service public de l'emploi, Pôle emploi, qui a su faire face à la hausse des demandeurs d'emploi en 2009, continuera de travailler sur son offre vers les entreprises pour accompagner l'augmentation du nombre d'offres d'emploi, dans le prolongement de ce qui a été fait avec le "39-95" et les forces de prospection, mais aussi pour continuer à améliorer le service fourni aux demandeurs d'emploi. C'est ainsi qu'une grande consultation, annoncée cet été, sera lancée début septembre.

Source : porte-parole du Gouvernement