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La relance en marche (1/5) : les infrastructures et équipements civils

22.septembre2009

Projets fluviaux, entretien des ports, réseau ferré, santé : les infrastructures et les équipements civils forment l’un des grands axes de la Relance.

S’agissant des infrastructures de transport, les trois quarts des 150 opérations identifiées en février dernier lors du lancement des projets du plan de relance ont démarré.

Projets fluviaux, entretien portuaire, accélération des contrats de projets État-régions ferroviaires, régénération du réseau ferré, entretien du réseau routier national, programme de modernisation des itinéraires routiers, santé – hôpitaux psychiatriques et établissements pour personnes âgées et handicapées : le point sur les projets d'infrastructures et d'équipements civils du plan de relance.

Projets fluviaux

Le transport fluvial est un mode alternatif à la route, entrant parfaitement dans les objectifs du Grenelle de l’environnement. 120 millions d'euros sont mobilisés en 2009 et 2010 au titre de la Relance. 20 millions d'euros sont consacrés aux travaux préparatoires à la liaison à grand gabarit Seine-Nord Europe et 100 millions d'euros à l’entretien et à la modernisation du réseau fluvial existant. Au cœur de ces projets, figure la reconstruction de trois ouvrages majeurs sur le bassin de la Seine : les barrages de Boran-sur-Oise et Venette situés sur l’Oise, et le plus imposant d’entre eux, le barrage de Chatou sur la Seine (voir la vidéo).

Tout comme celui de Venette, le barrage de navigation de Chatou fait partie des opérations soutenues par le plan de relance de l’économie. Le projet était jusque-là en panne, faute de financement. Depuis le lancement officiel des travaux le 23 avril 2009 par Patrick Devedjian, ministre chargé de la Mise en oeuvre du plan de relance, ce projet est désormais un chantier, avec un objectif de mise en service en 2012. Cette opération de 55 millions d'euros est l’une des plus importantes jamais engagées par le maître d’ouvrage, Voies navigables de France.
Situé sur la Seine aval, le barrage de Chatou garantit la navigation sur l’un des axes de transport de marchandises les plus importants de France, entre les ports du Havre, de Rouen et la région Île-de-France (20 millions de tonnes/an). Cet axe connaîtra un fort développement avec l’ouverture, en 2015, du canal Seine Nord qui permettra de relier, à grand gabarit, le bassin de la Seine à celui de l’Europe du Nord (+ 20 % de trafic en 2020).

170 millions d’euros C'est le budget alloué dans le plan de relance au réseau fluvial et portuaire
 

Entretien portuaire

Sept ports métropolitains (Bordeaux, Dunkerque, La Rochelle, Marseille, Le Havre, Nantes-Saint-Nazaire, Rouen) et les ports d’Outre-Mer, comme celui du Marin en Martinique, feront l’objet d’actions d’entretien, au titre du plan de relance, pour un montant total de 50 millions d'euros.

Accélération des contrats de projets État-régions ferroviaires

En accordant une place privilégiée au réseau ferré, le plan de relance accélère son développement, en parfaite cohérence avec les objectifs du Grenelle de l'environnement. Il contribue notamment à la construction de quatre lignes TGV sur la période de 2010-2014.

Régénération du réseau ferré

Le programme de régénération des voies, des ouvrages et des installations connaît une accélération grâce au plan de relance. Un effort supplémentaire est réalisé pour rendre les quais des gares accessibles aux personnes à mobilité réduite. Le montant complémentaire apporté par le plan de relance est de 100 millions d'euros.

Les travaux de régénération du réseau ferré porteront notamment sur les sections suivantes : Castres – Mazamet en Midi-Pyrénées ; Clermont – Le Puy en Auvergne ; Ligne des Alpes : Aix – Briançon en Provence-Alpes-Côte d’Azur ; Pau – Oloron en Aquitaine ; Limoges – Guéret en Limousin.

300 millions d’eurosC'est la somme investie dans les chantiers du réseau ferroviaire
 

Entretien du réseau routier national

En remettant le réseau routier national non concédé en état plus rapidement, la Relance évite des dépenses de réparation futures plus lourdes. 200 millions d'euros sont prévus pour des travaux d’entretien préventifs. Ils permettent aussi d’accélérer la sécurisation de ce réseau routier, en mettant la priorité sur le programme de sécurisation des tunnels, en particulier en Île-de-France, et en renforçant les moyens d’intervention de surveillance et de patrouille.
Ces actions font l’objet d’un engagement rapide et sont réalisées notamment par des PME sur l’ensemble de la France.

Programme de modernisation des itinéraires routiers

Le plan de relance accélère le programme de modernisation des itinéraires routiers (PDMI). Il finance des opérations d’amélioration de la qualité du réseau, garantissant un bon équilibre entre pôles régionaux et contribuant à une meilleure organisation des déplacements dans les aires métropolitaines. 200 millions d'euros sont consacrés à l’ensemble de ces opérations.

400 millions d’euros C'est l'investissement consacré pour le réseau routier
 

Santé – Hôpitaux psychiatriques

Le plan de relance contribue au financement des investissements des hôpitaux, avec 30 millions d’euros destinés à l’aide à l’investissement pour des équipements de sécurisation des services et la création de quatre unités pour malades difficiles à hauteur de 40 millions d'euros. Les unités pour malades difficiles (UMD) sont des unités implantées dans des centres hospitaliers spécialisés qui assurent l’hospitalisation des patients qui présentent pour autrui un danger tel que les soins, la surveillance et les mesures de sûreté nécessaires ne puissent être mises en œuvre que dans une unité spécifique.

Etablissements pour personnes âgées et handicapées

La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) bénéficie, au titre du plan de relance, d’un complément de 70 millions en 2009 pour la création de 7 000 places nouvelles pour les personnes âgées et handicapées.

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21.septembre2009

La Relance en marche : la reconstruction du barrage de Chatou (Yvelines)

Inscrite au plan de relance de l’économie 2009/2010, la reconstruction du barrage de Chatou constitue l’un des plus importants projets fluviaux.

Situé sur la Seine aval, le barrage de Chatou garantit actuellement la navigation sur l’un des axes de transport de marchandises les plus importants de France, entre les ports du Havre, de Rouen et la région Ile-de-France (20 millions de tonnes/an). Dès 2015, il connaîtra un fort développement avec l’ouverture du canal Seine Nord qui permettra de relier le bassin de la Seine à celui de l’Europe du Nord (+ 20 % de trafic en 2020).

D’un montant de 55 millions d'euros, la reconstruction du barrage de Chatou constitue l’une des opérations les plus importantes, jamais engagées en 2009, par le maître d’ouvrage, Voies Navigables de France.

Cette opération est rendue possible grâce au plan de relance de l’économie, au cofinancement de la région Ile-de-France (qui participe à hauteur de 40% de son coût total), ainsi qu’à une participation de l’Union européenne et de l’Agence de l’eau Seine-Normandie. Le prochain barrage de Chatou s’imposera ainsi comme un mode alternatif à la route. En totale cohérence avec les objectifs du Grenelle de l’environnement.

Crédits
Image pour animation : VNF / Luc Weizmann Architecte / Spretec / Coyne et Bellier
Musique : KOSINUS - Supercaster by Sylvain Lux