L'Ademe a lancé le cinquième appel à projets pour la production de chaleur par la biomasse, a annoncé Delphine Batho, le 21 septembre. Depuis 2008, la biomasse contribue à augmenter la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique. Objectif : que la biomasse représente 40 % de la part des énergies renouvelables en 2020.
La production de chaleur par la biomasse (bois, déchets agricoles…) continue sa progression avec le cinquième appel à projets BCIAT lancé par l'Ademe. Chaque année, depuis 20081, cet appel à projets s'adresse aux entreprises des secteurs agricole, industriel et tertiaire privés pouvant s'équiper d'installations de production d'énergie supérieure à 1 000 tep/an (11 630 MWh/an). La biomasse est traditionnellement utilisée dans les industries de la filière bois (scieries, panneaux, pâtes à papier…) mais son exploitation s'est depuis plusieurs années élargie à différents secteurs de l’industrie : industries agroalimentaires, industries manufacturières…(Voir l'encadré en bas de page).
Plus largement, la production de chaleur par la biomasse contribue à l'objectif global de la France de porter la part des énergies renouvelables à 23 % de la consommation énergétique nationale d’ici à 2020. La chaleur produite à partir des énergies renouvelables (solaire, géothermie, biogaz, biomasse…) est destinée à l'habitat collectif, aux collectivités et aux entreprises (agriculture, industrie, tertiaire). Le programme de développement de chaleur à partir des énergies renouvelables, appelé "Fonds chaleur", est géré par l'Ademe.
Le Fonds Chaleur, doté d'un montant de 1,2 milliard d'euros pour la période 2009-2013, permet de financer les projets éligibles. Depuis 2009, Il a permis d’accompagner plus de 1 800 entreprises et collectivités dans leurs projets de production de chaleur à partir de biomasse. Il a permis une réduction de 1,6 million de tonnes de CO2 par an. L'objectif est d'atteindre 40 % de biomasse dans la part des énergies renouvelables du bouquet énergétique.
La biomasse désigne les matières organiques se caractérisant par leur capacité de stockage de l'énergie solaire grâce à leur processus de développement utilisant la chlorophylle. L'utilisation des biomasses n'a pas d'impact sur l'effet de serre car le CO2 produit par la combustion des bioénergies est absorbé par les végétaux.
• le bois : bûches, granulés et plaquettes ;
• les sous-produits du bois : branchages, écorces, sciures ;
• les sous-produits de l'industrie : les boues issues de la pâte à papier (liqueur noire) et les déchets des industries agroalimentaires (marcs de raisin et de café, pulpe et pépins de raisin... ) ;
• les produits issus de l'agriculture traditionnelle (céréales, oléagineux) : la paille, la bagasse (résidu ligneux de la canne à sucre) et les nouvelles plantations à vocation énergétique telles que les taillis à courte rotation (saules, miscanthus...) ;
• les déchets organiques : les déchets urbains (boues d'épuration, ordures ménagères provenant de fruits, de légumes, de céréales, de graisse..) et les déchets en provenance de l'agriculture (effluents d'élevages). Ceux-ci permettent grâce à une procédure de transformation appelée "méthanisation" de produire du biogaz (gaz écologique non fossile mais identique aux gaz fossiles).
(Source : ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie)
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"La France a présenté, en novembre 2008, son plan de développement des énergies renouvelables issu du Grenelle Environnement. Ce programme a pour objectif de porter à au moins 23 % la part des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie à l'horizon 2020, grâce à une augmentation de 20 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) de la production annuelle d'énergie renouvelable." (Source : Ademe) ↩
