La filière de la banane antillaise s'engage dans le Grenelle de l'environnement
Après son déplacement en Martinique et en Guadeloupe, Michel Barnier a détaillé, dans un entretien accordé au quotidien Le Figaro du 12 décembre, le "plan banane durable 2008-2013" qui engage la filière de la banane antillaise vers des pratiques plus respectueuses de l'environnement.
Le plan banane durable qui associe l'Etat, l'Union européenne, les collectivités, les professionnels et les organismes de recherche vise notamment à encourager les producteurs de banane à utiliser moins de produits phytosanitaires et à privilégier les techniques alternatives (naturelles ou raisonnées) de protection des cultures.
Inscrit dans le prolongement du Grenelle de l'environnement, le plan prévoit :
une enveloppe de 8 millions d'euros pour permettre aux producteurs de banane de poursuivre leurs efforts de réduction de produits phytosanitaires. Des fonds sont d'ores et déjà engagés pour 2009 ;
la réduction de 50 % d'ici à 10 ans de l'usage des pesticides ;
la création d'un Institut technique de la banane chargé d'améliorer la diffusion des techniques innovantes en assurant la liaison entre les laboratoires de recherche et les professionnels ;
l'accélération des efforts en faveur de la formation, l'accompagnement et la promotion ;
3 millions d'euros pour le programme de soutien du logo Régions ultrapériphériques (RUP) afin de promouvoir les produits issus de ces régions.
Pour le ministre de l'agriculture, c'est "un nouveau modèle agricole français qui se construit".
Le communiqué relatif à la présentation du plan banane durable sur le site du ministère de l'Agriculture et de la Pêche