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"L'unité européenne sort renforcée de la Présidence française de l'UE"

17.décembre2008

"La Présidence française a essayé d'organiser toute son action autour de deux convictions, a déclaré le président de la République lors d'un discours devant le Parlement européen, à Strasbourg, le 16 décembre : le monde a besoin d'une Europe forte, première conviction, deuxième conviction : il ne peut pas y avoir d'Europe forte si l'Europe est désunie."

-  Le discours du président de la République, sur le site de l'Elysée

"Qu'est-ce qu'une Europe forte ? C'est une Europe qui pense, qui a des convictions, qui a ses réponses, qui imagine, a déclaré le président de la République. C'est une Europe qui ne se contente pas de suivre. C'est une Europe qui refuse un consensus fondé uniquement sur le non-dit, sur l'évacuation des problèmes, sur le temps censé tout arranger alors que ma conviction, c'est que plus on attend, plus on complique."

Sur la crise géorgienne

"En ce mois d'août, nous avons d'abord négocié le cessez-le-feu, le 12 août, puis un accord de retrait le 12 septembre. Finalement, la guerre fut évitée. Le retrait fut engagé et par-dessus tout, et hommage en soit rendu à tous les pays membres de l'Union, l'Europe est restée unie."

Sur la réponse européenne à la crise financière

"En réunissant, au mois de septembre, l'ensemble des chefs d'Etat et de gouvernement, nous avons obtenu un plan de redressement des banques européennes porté par tous les Etats d'Europe avec les difficultés que l'on connaît, puisque la violence de la crise avait conduit certains pays à prendre des décisions anticipées."

"Nous avons essayé avec le Président Barroso de faire en sorte que ce plan européen de soutien pour éviter l'explosion de notre système bancaire devienne le plan mondial [...]. Je ne dis pas que les choses sont arrangées. Je dis simplement que si les Etats d'Europe, la Commission, les institutions européennes n'avaient pas pris à l'époque leurs responsabilités, Mesdames et Messieurs, nous nous serions trouvés face à un fait sans précédent, le "collapse" ou la faillite d'un certain nombre d'Etats membres, la destruction du système bancaire européen. L'Europe a manifesté son unité et sa solidarité."

Sur l'unité de l'Europe face à la crise financière

"Dans la crise financière, l'Europe a été unie. L'Europe a demandé le Sommet de Washington, l'Europe a demandé le G20 et l'Europe organisera à Londres, le 2 avril prochain, le Sommet de la réforme de la gouvernance mondiale."

Sur les réponses à la crise économique

"S'agissant de la crise économique, le débat n'a pas été simple(...). Pourtant, à l'arrivée, tout le monde s'est retrouvé sur la nécessité d'une relance concertée aux environs d'un point et demi de PIB comme l'a recommandé la Commission."

Sur l'Union pour la Méditerranée

"L'Union pour la Méditerranée, il a fallu convaincre, convaincre de quoi ? Que l'Union pour la Méditerranée ne mettait pas en cause l'unité de l'Europe. Au contraire, qu'elle la renforçait. Et, finalement, Mesdames et Messieurs, soyons fiers, nous les Européens : l'Union pour la Méditerranée est co-présidée par la Présidence européenne, par l'Egypte, compte 5 secrétaires généraux adjoints dont un Israélien et un Palestinien. C'est la première fois que les pays arabes acceptent qu'un Israélien soit membre de l'exécutif d'une organisation régionale comme l'Union pour la Méditerranée."

Sur le paquet énergie-climat

"Je peux dire que la question, pour moi, n'a jamais été de ne pas imposer à la Pologne, à la Hongrie et aux autres des obligations environnementales mais de ne pas mettre ces pays en situation d'explosion sociale et de ne jamais les mettre en situation de choisir entre la protection de l'environnement et la croissance. C'est une nouvelle croissance. Une croissance durable, une croissance verte que nous leur avons proposée. Mais qui évite une explosion des prix ou des conséquences sur les ouvriers polonais, les ouvriers hongrois, les ouvriers de l'Est, qu'aucun pays démocratique au monde ne pourrait supporter."

"J'ai accepté l'unanimité pour une raison simple, c'est que le choix environnemental que fait l'Europe ne doit pas être un choix subi, il doit être un choix revendiqué. Imaginez la faiblesse d'un accord obtenu à la majorité avec une partie des pays qui n'aurait pas adhéré au Pacte."

Sur le rôle du Parlement européen

"Je voudrais d'ailleurs vous dire que ce fût, pour la Présidence très facile, très agréable et très utile d'entretenir des contacts nombreux avec la totalité des groupes de votre assemblée. Quel que soit l'engagement politique, droite ou gauche, libéraux ou verts, souverainistes ou fédéralistes, tous, vous avez montré une volonté de faire progresser, à votre manière l'Europe et je dois à la vérité de dire que, pour la Présidence, le Parlement a été un élément décisif pour obtenir, Monsieur le Président, des résultats."

Le président de la République a également évoqué la politique migratoire, la défense et les questions institutionnelles - le gouvernement irlandais s'est engagé à consulter à nouveau les Irlandais sur le traité de Lisbonne avant la fin de l'année 2009, alors que 25 pays ont quasiment terminé le processus de ratification de Lisbonne.

-  Le discours du président de la République, sur le site de l'Elysée
-  L'article relatif à l'intervention du chef de l'Etat sur le site de la présidence française de l'Union européenne