L'intérêt supérieur de l'enfant est au cœur de la politique familiale du Gouvernement
Nadine Morano a lancé, le 16 février, les États généraux de l'enfance en présence de l'ensemble des acteurs publics et privés oeuvrant pour la protection de l'enfance. Parmi les personnalités présentes, Jacques Hintzy, président du comité français de l'Unicef, et Marcel Rufo, psychiatre de l'enfant et de l'adolescent.
Les Etats généraux de l’enfance sont lancés. Cadre législatif de la politique de l'enfance, la loi du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance est une base essentielle pour fonder une politique de l’enfance. Ce texte assure l'équilibre entre les droits de l’enfant et l'autorité parentale, la prévention et la protection de l'enfant.
Tous les acteurs de la protection de l'enfance se sont associés à l'événement : l'État, les collectivités locales, les travailleurs sociaux, les associations et les professionnels de l'enfance.
Un site internet est dédié aux États généraux de l'enfance.
Cinq thématiques de discussion autour d'une idée partagée : l'intérêt supérieur de l'enfant
- Améliorer le repérage des enfants en danger grâce la centralisation des informations dans un lieu unique. Dans chaque département, des structures dédiées au recueil et au traitement des informations d'alerte seront généralisées. Il en existe actuellement 68. Autre sujet de préoccupation, le nomadisme de certaines familles. Une solution devra être envisagée afin que celles-ci puissent être suivies et contrôlées par les services sociaux.
- Améliorer les conditions du travail social. Aujourd'hui, l'évolution des phénomènes de pauvreté, d'isolement et la transformation de la famille rendent la mission d'intervention sociale plus complexe. Celle-ci a une mission de repérage et d'action de proximité.
- Renforcer l'accompagnement de la parentalité. Inscrits dans la loi, la protection et le soutien à la parentalité doivent être réaffirmés. La sphère familiale harmonieuse est un vecteur de cohésion. Les actions de périnatalité avec la collaboration entre les PME et les maternités sont à ce titre primordiales.
- Lutter contre les phénomènes de grande pauvreté facteurs de déséquilibre des familles. Pour atténuer les risques de grande pauvreté des familles modestes, il faut favoriser le contact entre les familles et les équipes pédagogiques à l'école. La question du logement doit également faire l'objet d'une attention particulière dans l'aide aux familles en grande précarité.
- Combattre les jeux dangereux qui sont un fléau pour la jeunesse. Chaque année, entre 15 et 20 jeunes, âgés de 11 à 13 ans, meurent de la pratique des jeux dangereux. Tous les acteurs doivent se mobiliser autour de la prévention et de la sensibilisation des enfants et des parents : les professionnels de santé, de l'éducation, les associations. L'Apeas et SOS-Benjamin interviennent dès à présent dans les écoles et les établissements scolaires.
Mesures en protection de l'enfance :
• 265 913 (1,88 %) jeunes de moins de 18 ans en bénéficient
• 21 387 jeunes majeurs de 18 à 21 ans en bénéficient
• 68 cellules de recueil et de traitement de l’information
Montants consacrés à la protection de l’enfance :
• 5,85 milliards d’euros par les départements.
• 2,158 millions d’euros pour L'Oned (Observatoire national de l’enfance en danger).
Le 119 (allô enfance en danger)
• Le 119 a reçu en 2008, quelque 655 300 appels. Il a transmis aux départements 6 239 comptes rendus de situation d’enfants susceptibles d’être en danger
• 13 jeunes sont morts des conséquences des jeux dangereux en 2008
(Source : rapport 2008 de l’Oned au 31 décembre 2006)