L'extension du dispositif des contrats de transition professionnelle
Le président de la République s’est déplacé à Valenciennes, le 25 novembre, aux côtés de Jean-Louis Borloo, de Laurent Wauquiez et de Valérie Létard pour présenter les modalités d'extension du contrat de transition professionnelle. Expérimenté depuis 2006 dans sept bassins d'emploi, ce dispositif est réservé aux licenciés économiques des entreprises de moins de 1 000 salariés.
Le chef de l'Etat a confirmé que dix-huit nouveaux bassins d'emploi particulièrement touchés par la crise seraient concernés par le contrat de transition professionnelle. "Les sept sites, vous continuez, mais par ailleurs, je vous annonce qu'on va mettre dix-huit nouveaux sites nouveaux en place (...) on fait plus que tripler le nombre de bassins qu'on prend, c'est considérable, et je suis près à aller encore beaucoup plus loin", a-t-il déclaré. Parmi les nouveaux bassins bénéficiaires du contrat de transition professionnelle (CTP), Nicolas Sarkozy a cité Sandouville (Seine-Maritime) et la région de Niort (Deux-Sèvres).
Le contrat de transition professionnelle, d'une durée maximale de 12 mois, vise à proposer un parcours de transition professionnelle pouvant comprendre des mesures d'accompagnement, des périodes de formation et des périodes de travail au sein d'entreprises ou d'organismes publics. Les bénéficiaires du CTP perçoivent également une allocation de transition professionnelle égale à 80 % de leur ancien salaire brut. A la fin du mois de septembre, le nombre de bénéficiaires s'élevait à 1 000 personnes.
Nicolas Sarkozy s'est, en outre, prononcé pour le relèvement du plafond des heures de chômage partiel autorisé proposant de les faire passer de 600 à 800 heures, voire à 1 000 dans les secteurs les plus en difficulté. Il a aussi préconisé que le montant minimum de l'indemnisation du chômage partiel soit relevé pour être porté au niveau du Smic et que le taux de prise en charge de la "rémunération perdue" soit relevé. "L'activité partielle, c'est préférable au chômage total", a-t-il fait valoir.
En marge de son déplacement à Valenciennes, le chef de l'Etat a annoncé qu'il présenterait d'ici moins de dix jours "un plan de relance assez massif pour faire face aux difficultés de l'automobile (...), notamment les sous-traitants et pour renforcer l'activité du bâtiment".







