L'Europe va se doter d'une supervision financière supranationale
Les ministres des Finances de l'Union européenne se sont mis d'accord le 2 décembre pour mettre en place de nouvelles autorités de surveillance des services financiers au sein de l'UE, afin de tirer les leçons de la crise mondiale et de rendre plus solide le système financier européen.
Les ministres des Finances de l'Union européenne (UE) travaillent à la réforme de la supervision financière en Europe. Dans cette optique, la création du Comité européen des risques systémiques, c'est-à-dire d'une instance de surveillance des risques globaux à l'échelle de l'Union, avait été discutée lors du Conseil Ecofin du 20 octobre dernier.
Lors du Conseil Ecofin du 2 décembre, les ministres des Finances de l'UE sont parvenus à un accord sur la mise en place de trois nouvelles autorités de surveillance des services financiers au sein de l’UE, chargées respectivement des banques, des assurances et des pensions professionnelles, des marchés et des valeurs mobilières. Objectif : renforcer la supervision du secteur financier, notamment des établissements transnationaux. Ces trois autorités pourront exercer des pouvoirs sur les superviseurs nationaux.
"Nous venons de finaliser un peu plus de cinq heures de discussions sur le projet de directive concernant la supervision européenne. C'est un aboutissement", a déclaré la ministre française des Finances, Christine Lagarde, à Bruxelles à l'issue de la réunion. "Aujourd'hui, on a un document qui est un document de compromis, mais qui nous permet d'avoir des autorités européennes de supervision", a-t-elle ajouté, estimant "qu'aujourd'hui l'Europe a fait un réel progrès en matière bancaire et financière".
Le compromis trouvé par les ministres des Finances européens "consacre une véritable coordination européenne, avec une faculté d'intervention en cas de désaccord entre deux autorités nationales, avec une faculté d'intervention en situation d'urgence (...), pour répondre à des situations de crise telles que celle qu'on vient de vivre", a déclaré Christine Lagarde.







