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"Je donne ma voix" pour les prud'hommes

03.décembre2008

Quelque 18,6 millions de salariés et 513 000 employeurs sont appelés, le 3 décembre, à participer aux élections prud’homales. Objectifs : désigner les 14 512 conseillers chargés de régler les litiges entre les salariés et les employeurs. Issus du monde du travail, ces conseillers règlent tous les litiges individuels nés de l’application d’un contrat de travail de droit privé.

Organisées le 3 décembre, les élections se déroulent sur l’ensemble du territoire pendant les horaires de travail entre 8h et 18h, à la mairie ou dans un lieu référent comme une école. Sont concernés tous les salariés, demandeurs d’emploi ou employeurs dès lors qu’ils sont inscrits sur les listes électorales. Et ce, quelles que soient leur nationalité ou la nature du contrat de travail (CDD, CDI, apprentissage, contrat de travail temporaire).

En faisant respecter le droit du travail, les conseillers prud’homaux sont les garants d’une relation juste entre salariés et employeurs. Le conseil peut être saisi par l’envoi d’une lettre (simple ou en recommandé) ou en se présentant devant le greffe. Il n’est pas nécessaire de recourir à un avocat, sauf en cas de pourvoi devant la Cour de cassation. Près de deux cent mille décisions par an sont traitées par les conseils de prud’hommes. Dans 98,9 % des litiges, la saisine fait suite à un licenciement. Une conciliation est systématiquement prévue avant tout jugement. La durée moyenne de traitement d’une affaire est de 12,4 mois.

Alors qu’à peine un salarié sur trois a voté en 2002, le Gouvernement espère une décrue de l’abstention. Pour ce faire, Xavier Bertrand a lancé une vaste campagne de communication et un site www.prudhommes.gouv.fr dédié aux élections. Les syndicats, les organisations patronales et le Gouvernement ont également misé sur le développement du vote par correspondance et la mise en place du vote électronique.

"Les prud'hommes, c'est important", a insisté le ministre du Travail, soulignant que "nous avons là une occasion de pouvoir continuer à renforcer les syndicats". "On a besoin de syndicats plus puissants en France", a-t-il conclu.