Par la signature d’un arrêté, le 5 décembre 2012, Delphine Batho a défini un calendrier interdisant progressivement l’utilisation du perchloroéthylène dans les pressings contigus à des locaux occupés par des tiers. Première échéance : le 1er mars 2013.
En France, 95 % des machines utilisées en pressing pour le nettoyage à sec ont recours au perchloroéthylène. Pourtant, ce solvant très volatil est classé 2A par le CIRC, c’est-à-dire probablement cancérogène pour l’homme, et cancérogène de catégorie 3 en Europe.
Afin de maîtriser ce risque, Delphine Batho a signé le 5 décembre dernier un arrêté mettant en place une interdiction progressive de l’utilisation du perchloroéthylène dans les pressings contigus à des locaux occupés par des tiers. Trois dates sont à retenir :
- 1er mars 2013 : interdiction d’installer toute nouvelle machine de nettoyage à sec fonctionnant au perchloroéthylène ;
- 1er septembre 2014 : interdiction d’utiliser une machine de nettoyage à sec au perchloroéthylène de plus de quinze ans ;
- 1er janvier 2022 : toutes les machines situées dans des pressings contigus à des locaux occupés par des tiers ne pourront plus utiliser de perchloroéthylène.
Les installations exploitées dans des bâtiments isolés ne sont pas concernées par la mise en place de ce dispositif.
Des aides financières pour les exploitants de pressing
Afin de répondre aux nouvelles dispositions, environs 4 800 machines utilisant actuellement du perchloroéthylène devront être remplacées sur tout le territoire. Pour aider les exploitants de pressings à faire face à cette dépense, des possibilités d’accompagnement financier sont prévues par les Agences de l’eau, l’Ademe et la caisse d’assurance maladie (Cnam-TS).