A l'occasion de la visite, le 24 octobre, du centre d'hébergement d'urgence La Mouzaïa à Paris (19e), Cécile Duflot et Marie-Arlette Carlotti ont détaillé les mesures du Gouvernement pour faire face à l'afflux des demandes d'hébergement.
Alors que les températures ont fortement chuté dans toute la France, Cécile Duflot, aux côtés de Marie-Arlette Carlotti, a rappelé que le plan hivernal a été mis en œuvre de manière anticipée et accélérée.
Elle a précisé que des places d'hébergement d'urgence étaient d'ores et déjà ouvertes. Ainsi, en Ile-de-France 246 places sont disponibles depuis le 22 octobre. A terme, la montée en puissance du dispositif sur la région permettra l'ouverture de 330 places au 1er novembre. A Paris, l'objectif est d'atteindre 1 200 places, contre 1 100 l'an dernier. Au total, l'Etat a identifié "19 000 places supplémentaires mobilisables pour cet hiver contre 15 188 l'hiver précédent", précise un communiqué conjoint des deux ministères.
Autre annonce : les maraudes seront renforcées grâce à la mobilisation des médecins réservistes de l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires.
Le communiqué rappelle également l'augmentation des moyens de l'hébergement d'urgence de 13 %, prévue dans le projet de loi de finances. A ces crédits supplémentaires s'ajoute, dès cette année, une enveloppe de 50 millions d'euros destinée à 80 % à la veille sociale et à l'hébergement d'urgence et à 20 % à la prise en charge des demandeurs d'asile. La moitié de l'enveloppe sera allouée à l’Ile-de-France, où la situation est particulièrement tendue, et l’autre moitié aux autres régions, en fonction de leurs besoins(1).
Limiter les expulsions locatives
La ministre du Logement a également insisté sur la volonté du Gouvernement de sortir d'une gestion saisonnière du dispositif d'hébergement d'urgence à travers notamment la mise en œuvre des projets territoriaux de sortie de l'hiver.
Par ailleurs, Manuel Valls et Cécile Duflot ont signé, le 24 octobre, une circulaire pour limiter les expulsions locatives. Elle prévoit que les bénéficiaires prioritaires du droit au logement opposable ne soient plus expulsés.
A partir du 1er novembre, aucun locataire ne pourra être expulsé, même si le propriétaire a engagé une procédure judiciaire. La trêve hivernale suspend les expulsions locatives jusqu'au 15 mars.
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Les régions prioritaires sont : Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Rhône-Alpes, Nord Pas-de-Calais, Midi-Pyrénées et Picardie. ↩

