Grippe A(H1N1) : montée en puissance du dispositif de vaccination
Le point hebdomadaire sur la grippe A(H1N1) s'est tenu, le 3 décembre, au ministère de l'Intérieur en présence de Brice Hortefeux, Roselyne Bachelot et Didier Houssin, dans un contexte de montée en charge du dispositif de vaccination pour faire face à l'afflux massif des Français dans les centres de vaccination.
Une campagne de vaccination d'une telle ampleur est "la première de notre histoire sanitaire", a déclaré Brice Hortefeux. "Nous sommes en train de mettre en place la plus grande opération de santé publique (…) en quelques semaines", a appuyé Roselyne Bachelot.
Conformément à la demande du chef de l'État et aux mesures énoncées par le Premier ministre, le 30 novembre dernier, les 1 080 centres de vaccination répartis sur l'ensemble du territoire français sont désormais ouverts du lundi au samedi inclus. L'ouverture des centres le dimanche se fera sur décision préfectorale, si la situation le nécessite, dans les grandes agglomérations : en particulier, la région Île-de-France et les villes de Marseille, Lyon, Toulouse, Nice, Nantes, Strasbourg, Montpellier, Bordeaux, Lille, Rennes. Les centres seront ouverts pendant la période des fêtes de fin d'année, à l'exception du 25 décembre et du 1er janvier.
Un afflux important vers les centres de vaccination
Près de 1,6 million de personnes, dont les personnels des établissements de santé, sont désormais vaccinées depuis l'ouverture des centres de vaccination, le 12 novembre dernier. Ainsi, 200 000 professionnels de santé (sur environ 800 000) sont vaccinés, soit 25 % d'entre eux. En milieu scolaire, 30 000 élèves ont été vaccinés depuis le 25 novembre.
La fréquentation des centres de vaccination a crû de manière rapide à partir du 21 novembre. Dans la seule journée du mercredi 2 décembre, ce sont plus de 187 000 personnes qui sont allées se faire vacciner. Selon les chiffres transmis par le ministre de l'Intérieur, entre le début de la campagne de vaccination, le 12 novembre, et le 3 décembre, le nombre de personnes vaccinées a été multiplié par 14.
Le ministre de l'Intérieur a annoncé la mise en place, par les préfets, d'un "sous-préfet grippe". Ce référent départemental pour la campagne de vaccination coordonnera l'ensemble du dispositif et veillera au bon fonctionnement des centres. C'est lui qui fera également remonter les situations de difficulté afin que des solutions soient trouvées.
La situation épidémiologique : des indicateurs à la hausse
Pour la semaine du 23 au 29 novembre, le réseau Grog (Groupes régionaux d'observation de la grippe), chargé d'estimer la circulation des virus grippaux sur le territoire, a enregistré une augmentation des consultations pour infections respiratoires aiguës (Ira) de près de 1 million.
Quelque 56 nouveaux cas graves ont été recensés, portant à 481 le nombre de cas graves depuis le début de l'épidémie.
Vingt-quatre nouveaux décès sont encore à déplorer, portant à 92 leur nombre total en France métropolitaine. Parmi ces décès, 14 concernent des personnes sans facteur de risque connu, soit 15 %, a souligné la ministre de la Santé.
Les mutations du virus ont été décelées chez deux personnes en France métropolitaine. "Les experts sont formels pour dire que les mutations observées ne diminuent en rien l'efficacité des vaccins que nous utilisons actuellement", a précisé la ministre de la Santé.
Le pic de la première vague n'est pas encore atteint. A ce stade, quelque 3 millions de personnes ont été infectées par le virus depuis le début du mois d'août. "C'est plus que pour toute la grippe saisonnière 2008-2010", a déclaré la ministre qui a de nouveau exhorté les Français à aller se faire vacciner.
Une augmentation des moyens humains dans les centres de vaccination
Pour faire face à l'afflux massif dans les centres de vaccination, les moyens humains ont été considérablement accrus.
Les médecins du travail, les médecins militaires, les étudiants en médecine (ayant validé la 2e année du 2e cycle des études médicales en médecine), les élèves infirmiers ont été réquisitionnés. Les CHU et les centres hospitaliers mettent également à disposition des internes en médecine et des élèves infirmiers.
Lorsque la totalité des centres seront ouverts, la mobilisation en moyens humains sera de :
- 8 000 médecins ou internes ;
- 30 000 personnels paramédicaux ;
- 30 000 personnels administratifs.
"Nous allons aussi avoir recours aux vacataires par le moyen des contrats aidés, notamment pour l'accueil, l'accompagnement et la logistique", a précisé le ministre de l'Intérieur.
"Il est inacceptable qu'une femme enceinte ou une personne âgée attendent plusieurs heures", a déploré Brice Hortefeux. Un accès prioritaire sera donc mis en place pour les personnes en situation de fragilité : femmes enceintes, très jeunes enfants, personnes handicapées, personnes âgées...
En outre, un pré-accueil permettra de fluidifier les files d'attentes, notamment pour informer les personnes ne disposant pas de bon de vaccination.
Visionner la conférence de presse
sur le site "Pandémie grippale"
Le suivi épidémiologique et de pharmacovigilance
►Le point hebdomadaire de la situation épidémiologique de L'InVS (Institut national de veille sanitaire)![]()
• Bulletin épidémiologique Grippe A (H1N1) 2009. Point au 1er décembre 2009 à 11h
►Le bulletin hebdomadaire de pharmacovigilance de L'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé)![]()
• Bulletin de pharmacovigilance du 3 décembre 2009(PDF)







