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Grippe A(H1N1) : les femmes enceintes et les nourrissons de 3 à 24 mois pourront se faire vacciner dès le 20 novembre

19.novembre2009

Roselyne Bachelot a fait le point, le 19 novembre, sur la situation sanitaire concernant la grippe A(H1N1). La ministre de la Santé a annoncé une progression des cas de grippe en France. Elle tiendra désormais un point presse hebdomadaire.

L'accélération des cas de grippe A(H1N1) est indubitable. "Plus de 400 000 consultations pour grippe ont été recensées la semaine dernière, soit 10 % de plus que la semaine précédente", a alerté Roselyne Bachelot.

L'InVS (Institut national de veille sanitaire) a dénombré dans son bulletin hebdomadaire 16 nouveaux décès en France métropolitaine et 1 dans les territoires français ultramarins, soit un total de 48 décés en métropole et 28 en Outre-Mer depuis le début de l'épidémie. Une hausse brutale des cas de décès est également enregistrée dans toute l'Europe, a précisé la directrice de l'Institut, Françoise Weber. La ministre de la Santé a souligné qu'"une proportion non négligeable des personnes décédées étaient souvent jeunes et ne présentaient pas de facteurs de risque".
"Des gens vont mourir parce qu'ils ne se font pas vacciner", a déclaré la ministre de la Santé, insistant sur l'importance de la vaccination.

Vacciner les femmes enceintes, une population à risque

Dès le 20 novembre, les femmes enceintes et les bébés de 3 à 24 mois pourront se faire vacciner dans les centres de vaccination, pour les premières, et en établissements de santé, pour les seconds. Le vaccin spécifique sans adjuvant de la firme Sanofi-Pasteur (le Panenza), destiné à ce type de populations, a reçu l'autorisation de mise sur le marché de l’Afssps, lundi dernier.

Une étape importante car les "femmes enceintes constituent une population particulièrement à risque" selon les experts. Chez elles, le taux de formes graves de la maladie et de décès est multiplié par 10, a précisé la ministre de la Santé. Le nombre de femmes enceintes est estimé à 400 000, celui des nourrissons de 6 à 24 mois sans facteurs de risque à 1,1 million et celui des bébés ayant des facteurs de risque à15 000.

Une campagne de vaccination qui fonctionne bien

La ministre a souligné la bonne dynamique de progression de la campagne de vaccination qui a débuté le 20 octobre avec les personnels des établissements de santé, puis a été élargie le 12 novembre à l'ensemble de la population selon un ordre de priorité (entourage professionnel ou familial des nourrissons, personnes de 2 à 64 ans présentant des facteurs de risque). Les personnes âgées à facteurs de risque seront appelées à la vaccination dès que les quantités de vaccins seront suffisantes.

Quelque 8 millions de personnes ont, à ce jour, été invitées à se faire vacciner. Plus de 200 000 personnes se sont fait vacciner : 120 000 à 130 000 personnes en établissements de santé et 80 000 en centres de vaccination, à la date du 17 novembre au soir.

La ministre de la santé a enfin précisé que les 12 millions d'enfants scolarisés seront appelés à se faire vacciner, à partir du 25 novembre, dans les établissements scolaires. Les élèves de maternelle et de primaire le seront en centre de vaccination, accompagnés de leurs parents, dès les premiers jours de décembre. La vaccination des enfants scolarisés se fera uniquement sur consentement parental écrit, a bien précisé la ministre de la Santé.

Un suivi de l'épidémie et de la vaccination

Les données épidémiologiques et de pharmacovigilance sont suivies dans la plus grande transparence.

L'InVS (Institut national de veille sanitaire) publie toutes les semaines un point de la situation de l'évolution de la grippe A(H1N1), sur son site.
Le point de situation au 18 novembre 2009 (11h)

L'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) a établi un programme de surveillance des effets indésirables médicamenteux des vaccins contre le virus de la grippe A(H1N1). Elle publie un bulletin hebdomadaire de pharmacovigilance.
Bulletin de pharmacovigilance du 19 novembre 2009