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Grande distribution et négociation des prix
La loi de modernisation de l’économie (LME) autorise désormais les distributeurs à négocier les tarifs des industriels, avec pour objectif de limiter la hausse des prix pour les consommateurs (lire l’article).
Cette mesure doit permettre de :
- Supprimer le système des marges arrière (*).
- Rendre les relations commerciales plus efficaces.
- Favoriser la baisse des prix pour les consommateurs.
Libre négociation tarifaire entre fournisseurs et distributeurs
Les distributeurs pouvant négocier librement avec leurs fournisseurs à partir de leurs tarifs, en fonction de la relation particulière qu’ils ont avec eux, la concurrence permettra d’enclencher une baisse des prix favorable aux consommateurs.
Les prix seront plus bas qu’avec l’ancien système occulte de marges arrière (*) ou d’accords de prestations de services. L’ensemble du système gagne en transparence.
Baisse des prix : nouveaux engagements des distributeurs en mars 2009
Lors d’une réunion autour de Luc Chatel, le 16 mars 2009, distributeurs et industriels ont échangé sur le déroulement des négociations commerciales, les premières dans le nouveau cadre institué par la LME, qui se sont achevées dans les temps et ont permis d’aboutir à des tarifs négociés différenciés.
Alors que les dernières lois votées - la loi LME et la loi du 3 janvier 2008 pour le développement de la concurrence au service des consommateurs - donnent davantage de marges de manœuvre aux distributeurs pour ajuster leurs prix, Luc Chatel a expliqué qu’il serait difficilement compréhensible que certains prix ne baissent pas davantage après le retournement des cours des matières premières. Dans ce cadre, les distributeurs ont pris deux engagements :
- d’une part, l’engagement d’une répercussion intégrale des toutes les baisses de tarifs obtenues dans les négociations commerciales avec les fournisseurs ;
- d’autre part, l’engagement d’une baisse des prix en moyenne sur l’ensemble des produits alimentaires sous marques de distributeurs.
"Les prix commencent à reculer" et en 2009 la baisse devrait atteindre "1 % à 2 % minimum", a ainsi affirmé Jean-René Buisson, président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), le 16 mars 2009.
(*) Les marges arrière
Ce sont les sommes versées par les fournisseurs aux distributeurs en échange notamment de la promotion de leurs produits. Elles constituent donc des rémunérations ou des remises différées versées par le fournisseur au distributeur. Ces commissions sont négociées en échange d’avantages commerciaux - comme les opérations de promotion ou le placement des produits en tête de gondole.