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Former, prévenir et sécuriser : trois axes pour combattre l'insécurité et "sanctuariser" les établissements scolaires

24.septembre2009

Brice Hortefeux et Luc Chatel ont présenté, le 23 septembre, à l'occasion de la signature d'une circulaire relative à la sécurisation des établissements scolaires et au suivi de la délinquance, les principales mesures destinées à combattre l'insécurité et à "sanctuariser" les établissements scolaires.

Brice Hortefeux et Luc Chatel ont rappelé les propos du chef de l'État, lors de son discours du 28 mai, déclarant que "les établissements scolaires doivent être sanctuarisés, à l'abri de toute forme de violence." Ils ont, dans cette optique, exposé leurs trois axes d'action.

Un plan en trois volets. Le renforcement de la sécurité des établissements scolaire s'appuie sur la mise en place d'une formation spécifique des personnels encadrants leur permettant de faire face aux nouvelles formes de violences.

Afin de prévenir les situations de violence, des plans de sécurité seront mis en place. Les mesures décidées seront spécifiques à chaque établissement.

Enfin, troisième volet du plan, l'organisation des conditions d'intervention.

Former

La formation du personnel d'encadrement de l'Éducation nationale (proviseurs, principaux, gestionnaires, conseillers principaux d'éducation…) a pour but de fournir les outils et réponses nécessaires à la gestion des situations de violence (agressions verbales, physiques…).

Une formation assurée conjointement par l'Esen, organisme de formation des cadres de l'Éducation nationale, et l'Inhes (Institut national des hautes études de sécurité), établissement public chargé d'adapter les politiques publiques aux nouvelles formes de délinquance.

Prévenir

Afin d'établir les préconisations de sécurité des établissements scolaires, un diagnostic de sécurité de l'ensemble des établissements devra être fait d'ici à juin 2010 avec une priorité pour les 184 établissements estimés les plus exposés aux intrusions et aux violences. Le diagnostic est fait par le chef d'établissement avec son correspondant "sécurité-école".

Les équipes de direction arrêteront, pour chaque établissement, un plan de sécurité appuyé sur un partenariat renforcé avec la police ou la gendarmerie, en veillant à y associer l’ensemble de la communauté éducative.

Sécuriser

Le réseau des policiers et gendarmes référents (correspondants sécurité‐écoles) est réactivé et généralisé à tous les établissements scolaires du second degré.

Des "équipes mobiles de sécurité" placées sous autorité du recteur d'académie pourront intervenir de façon rapide en cas de situation de violences graves. Ces équipes auront toutefois un rôle gradué d'intervention : elles pourront avoir un rôle de prévention avec des opérations de surveillance et de protection mais aussi un rôle d'accompagnement des équipes éducatives.

Au nombre de 20 à 50 personnes par académie, ces équipes seront dirigées par un "conseiller sécurité" placé auprès du recteur et seront installées dans toutes les académies avant la fin de l'année 2009.

Sécuriser par une intervention d'urgence mais également par des opérations de sécurisation aux abords des établissements : à la demande du chef d'établissement, des opérations ponctuelles pourront être sollicitées pour mettre fin à des situations de violence constatées (racket, trafics de stupéfiants…).

Chiffres clés en 2008 - 2009 (système d'information et de vigilance sur la sécurité scolaire)

• 10,5 : nombre moyen d'incidents graves déclarés pour 1 000 élèves du second degré
• 80,6 % des incidents graves sont des atteintes aux personnes (dont violences physiques pour 38,8 %)
• 6,3 % des incidents graves sont des atteintes à la sécurité des établissements (dont port d'arme blanche pour 2,2 %)
• 14,8 % des auteurs d'incidents graves sont extérieurs à l'établissement

(Source : ministère de l'Éducation nationale)