Lancé officiellement en novembre dernier, le débat sur la transition énergétique s'est engagé sur le terrain avec l'organisation de rencontres dans les territoires afin que les citoyens puissent s'exprimer et faire évoluer le modèle énergétique de la France.
Comment parvenir à un nouveau modèle énergétique plus économe, davantage basé sur les énergies renouvelables plutôt que fossiles, et faire de ce nouveau paradigme un levier pour un nouveau modèle de croissance verte ? La question est au centre du débat sur la transition écologique, lancé officiellement le 29 novembre 2012, qui se traduira par un projet de loi de programmation en octobre.
Un modèle de croissance verte porteur d'un triple avantage : écologique, avec de nouveaux modes de production et de consommation énergétiques plus respectueux de l'environnement. Économique, avec l'émergence d'un modèle de développement innovant et performant, porteurs de nouveaux métiers. Social, avec à la clé une optimisation du prix de l'énergie au bénéfice des particuliers.
Toute la société doit s'emparer du débat
De janvier à février, le temps est celui de la pédagogie et de l'information. D'ores et déjà, le débat national mobilise les Français avec des rencontres organisées dans les territoires. Ces contributions citoyennes seront disponibles sur le site internet dédié qui sera opérationnel fin janvier. Les 29, 30 et 31 mars seront organisées les Journées de l'énergie qui, sur le modèle des Journées du patrimoine, permettront aux Français de découvrir les entreprises et les acteurs, privés comme publics, au centre de la problématique de l'énergie. La semaine du développement durable se tiendra cette année du 1er au 7 avril. La journée citoyenne du 25 mai sera le point d'orgue des grands rendez-vous citoyens.
Quatre grandes directions seront explorées lors du débat national
- Comment aller vers l’efficacité énergétique et la sobriété ? Comment utiliser au mieux l'énergie disponible dans nos modes de vie, de production et de consommation (achats, transports, réhabilitation des logements…).
- Quelle trajectoire pour atteindre le mix énergétique en 2025(1) ? Quels scénarios faut-il mettre en place dans le respect des engagements climatiques européens et internationaux de la France(2) ?
- Quels choix en matière d’énergies renouvelables et de nouvelles technologies de l’énergie et quelle stratégie de développement industriel et territorial ?
- Quels coûts et quel financement de la transition énergétique ?
Avec 44 %, le résidentiel-tertiaire est le secteur le plus consommateur d'énergie finale. Il émet près du quart des émissions de gaz à effet de serre (GES) (en savoir plus sur le résidentiel-tertiaire). Les transports sont en deuxième position avec 32 % de consommation d'énergie finale avant l'industrie, 21 %.
Si l'on regarde la progression de la consommation d'énergie finale de 1970 à 2011, c'est le secteur des transports qui a le plus fortement augmenté (de 19 à 32 %) avant le résidentiel-tertiaire (de 42 à 44 %), alors que la part de l'industrie a diminué (de 36 à 21%).
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Le président de la République a fixé le cap de diminution de 75 % à 50 %, pour la part du nucléaire dans le bouquet énergétique d'ici à 2025. ↩
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Objectifs d'ici à 2020 : 1. Réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre. 2. Réaliser 20 % d'économies d'énergie. 3. Porter la part des énergies renouvelables à 20 % de la consommation d'énergie. ↩


