Réglementation assouplie pour la délivrance de la pilule contraceptive en pharmacie, contraception d'urgence plus facilement accessible pour les étudiantes, campagne d'information sur la pilule contraceptive d'urgence... Les actions du Gouvernement pour faciliter l'accès à la contraception visent notamment à faire diminuer les grossesses non désirées et le recours à l'IVG.
Deux nouvelles mesures, annoncées par Marisol Touraine et Najat Vallaud-Belkacem, vont permettre aux femmes d’accéder plus facilement à la contraception orale notamment d'urgence.
La réglementation concernant la délivrance de la pilule contraceptive en pharmacie est en premier lieu assouplie : les pharmaciens peuvent désormais délivrer la pilule contraceptive à une femme détenant une ordonnance de moins d'un an, et ce pour 6 mois (décret publié au Journal officiel du 19 juillet 2012). Jusqu'à présent, il fallait obligatoirement détenir une ordonnance en cours de validité pour se voir délivrer la pilule.
Par ailleurs, dans les universités, les étudiantes pourront s'adresser aux services médicaux universitaires pour obtenir la délivrance gratuite d'une contraception d'urgence (décret publié au Journal officiel du 26 juillet 2012).
Contraception d'urgence : cinq jours pour en bénéficier
Chez les jeunes femmes (18-24 ans), 48 % de dernières grossesses n'étaient pas planifiées, selon le baromètre 2010 de l'Inpes. L’utilisation insuffisante de la contraception d'urgence est une des raisons pouvant expliquer cette proportion élevée : seulement 12,5 % des 18-24 ans sexuellement actives y ont eu recours dans les 12 derniers mois. Cette attitude, souvent due à une méconnaissance des moyens contraceptifs existants, conduit à un recours fréquent à l'IVG (interruption volontaire de grossesse) : en 2007, seulement une femme sur dix ayant subi une IVG avait utilisé la contraception d’urgence pour éviter la grossesse.
Afin de mieux informer les jeunes femmes, notamment les 18-24 ans, sur les méthodes de contraception d'urgence, sur leur mode d'utilisation et sur les possibilités d'accès, une campagne de communication à la radio et sur internet a été lancée depuis le mois de juin par le ministère de la Santé et l'Inpes. Cette campagne vient en appui du site dédié "choisirsacontraception.fr" qui fournit l'ensemble des informations sur la contraception normale et d'urgence. La campagne rappelle notamment qu'une femme dispose de 5 jours à la suite d'un rapport sexuel à risque pour recourir à un mode de contraception d'urgence, quel que soit le cas de figure : oubli de pilule, rapport non protégé, accident de préservatif.
• Jusqu’à 3 jours (72 heures) après le rapport non protégé, les femmes peuvent obtenir directement sans ordonnance un moyen de contraception d’urgence hormonale, dit pilule du lendemain (au lévonorgestrel) : en pharmacie, dans les infirmeries scolaires, dans les centres de planification. La délivrance est gratuite et anonyme pour les mineures. Pour les femmes majeures, cela coûte entre 6,20 euros et 7,60 euros.
• Entre 3 jours (72 heures) et 5 jours (120 heures) après le rapport, seule la contraception d'urgence à l'ulipristal acétate peut être délivrée en pharmacie, uniquement sur ordonnance. Il faut donc consulter un médecin généraliste, un gynécologue, une sage-femme ou un centre de planification afin d'obtenir l'ordonnance. Elle coûte un peu plus de 24 euros et elle est remboursée à 65 % par l'Assurance maladie. Les jeunes filles mineures (mais aussi les femmes majeures non assurées sociales) peuvent consulter gratuitement un médecin d'un centre de planification et d'éducation familiale (CPEF).
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Source : Choisirsacontraception.fr
