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Eric Besson lance un fonds dédié au développement solidaire des pays africains

26.octobre2009

Eric Besson a signé avec le président de la Banque africaine de développement, le 23 octobre, un accord instituant un fonds multilatéral de développement solidaire. Il s'agit notamment de réduire le coût des transferts de fonds des migrants vers leurs pays d'origine de 50 % en cinq ans, en accord avec l'objectif fixé par le G8 en juillet 2009.

L'impact parfois décisif des envois de fonds par les migrants sur le développement de leur pays d'origine a été reconnu en juillet 2009 par les pays membres du G8. Le Gouvernement veut donc réduire les coûts de ces transferts de fonds, pour aider les pays en voie de développement à réduire leur pauvreté.

"Le développement des régions d'origine de l'immigration passe par les migrants", a déclaré Eric Besson pour qui le développement solidaire est "la seule politique migratoire qui marche, une politique juste et équilibrée qui aboutit à une échange gagnant-gagnant entre les pays d'arrivée et les pays de départ des migrants".

Le lancement de ce fonds multilatéral de développement solidaire poursuit plusieurs objectifs :

  • réduire les coûts de transferts de fonds des migrants de 50 % dans les cinq ans à venir ;
  • développer des produits financiers innovants au service des migrants à l'instar du livret d'épargne codéveloppement lancé par la France, en 2008, avec l'Union tunisienne des banques ;
  • aider à l'investissement productif et au développement local dans les pays d'origine de l'immigration avec une priorité donnée aux PME, au microcrédit, en particulier pour le secteur agricole. Des programmes qui touchent tous les secteurs, comme par exemple la santé (Bénin) ou la formation professionnelle (Tunisie).


    Les deux contributeurs du fonds sont la France, avec une contribution initiale de 6 millions d'euros, et le Fonds international pour le développement de l'agriculture (Fida), pour un montant de 200 000 dollars. La gestion et l'administration du fonds sont, quant à elles, assurées par la Banque africaine de développement.


Développement solidaire : une politique française volontariste

Le ministère de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire (Miinds) a consacré, depuis 2009, 69 millions d'euros pour mener des actions de coopération et de développement local ou pour soutenir des initiatives économiques et sociales :

  • 6,7 millions d'euros pour des actions multilatérales ;
  • 59 millions d'euros pour soutenir des projets de développement : formation, éducation, santé, entreprenariat ;
  • 3,5 millions d'euros pour soutenir l'intervention de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et la création d'entreprise par les migrants bénéficiant de l'accompagnement à la réinsertion.



Les signataires, avec le Miinds, de l'accord instituant un Fonds mulltilatéral de développement solidaire au sein de la Banque africaine de développement :

La Banque africaine de développement (Bad) : créée le 4 août 1964 à Khartoum (Soudan) par 23 pays africains nouvellement indépendants. Au 31 décembre 2008, la banque était constituée de 53 pays africains (membres régionaux) et 24 pays non africains (dont la France, l’Espagne les Etats-Unis, etc.).

Le Fonds africain de développement (Fad) : créé en 1972, il intervient pour augmenter les ressources et orienter la nature et les conditions des prêts accordés aux pays les plus pauvres, en particulier pour des projets d'intérêt général (routes, éducation et santé). Au 31 décembre 2008, le Fad était constitué de la Bad et de ses 24 membres régionaux, plus les Émirats arabes unis. La France est actuellement le deuxième contributeur avec une quote-part de 10,2 %.

Le Fonds international pour le développement de l’agriculture (Fida) : institution financière de développement couvrant 115 pays avec des ressources annuelles de plus d’un milliard de dollars. Il finance, essentiellement par des prêts, des projets de lutte contre la pauvreté en milieu rural. Le Fida est présent sur des projets localisés dans des régions souvent difficiles d’accès.

Source : ministère de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire