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Entreprises en difficulté : le Gouvernement poursuit sa mobilisation

30.octobre2009

A l'occasion de la sortie du rapport d'activité 2008 du Comité interministériel de restructuration industrielle, Christine Lagarde et Christian Estrosi ont rappelé, le 30 octobre, le rôle déterminant du comité et les dispositifs complémentaires d’appui aux entreprises.

2008 a été une année difficile pour les entreprises, et 2009 l'est tout autant. C'est l'une des conclusions du Ciri, dans son rapport d'activité, qui vient d'être remis à Christine Lagarde et Christian Estrosi. Ce Comité interministériel de restructuration industrielle, dont le rôle est d'assurer une fonction de médiateur entre l’entreprise et ses partenaires économiques, notamment ses créanciers, a vu son activité considérablement augmenter en 2008, du fait de la crise économique. Un rythme soutenu d'augmentation qui se poursuit en 2009.

Les activités du Ciri. En 2008, le Ciri est intervenu dans 38 nouveaux dossiers d’entreprises, représentant 53 000 emplois en France.
Pour l’année 2009, le niveau d’activité des neuf premiers mois est plus important que sur l’ensemble de l’année 2008, avec des interventions en faveur de 46 nouvelles entreprises représentant 65 000 salariés en France entre janvier et septembre 2009.

Le Ciri est l'un des éléments du dispositif industriel et financier d’aide et d’assistance pour les entreprises de plus de 400 salariés. Les entreprises plus petites sont prises en charge par les comités départementaux d'examen des problèmes de financement des entreprises (Codefi), équivalents locaux du Ciri.

Le Ciri coordonne aussi l’ensemble des actions publiques en faveur des entreprises en difficulté. Il peut ainsi recommander aux créanciers publics la mise en place de plans d’apurement du passif public ou, dans certains cas, accorder des prêts afin de compléter un tour de table dans le cadre d’une solution de financement globale.

Le Gouvernement a renforcé, depuis le début de la crise économique, l'action du comité par de nouveaux dispositifs tels que le médiateur du crédit, le fonds de modernisation des équipementiers automobiles ou les mesures d’anticipation de remboursement des créances de l’État aux entreprises.