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Emprunt national : lancement de la commission

27.août2009

Le président de la République a lancé le 25 août les travaux de la commission confiée à Alain Juppé et Michel Rocard pour définir dans les deux mois les priorités stratégiques du grand emprunt national, annoncé pour 2010.

Dans son allocution, le chef de l'Etat a demandé aux deux ex-Premiers ministres et aux 22 autres économistes, scientifiques, hauts fonctionnaires ou chefs d'entreprises de tous bords de "projeter (leur) réflexion au-delà de l'horizon de la crise" afin de dégager "les investissements les plus utiles dans une vision de long terme".

"Avec le Premier ministre, nous avons orienté le plan de relance (...) vers les investissements les plus rapides à réaliser pour soutenir la conjoncture. Les signaux positifs (de reprise) nous appellent à penser dès à présent à l'après-crise", a-t-il poursuivi.

Nicolas Sarkozy a identifié trois défis majeurs sur lesquels il sollicite les lumières des experts de la commission.

D'abord "l'économie de la connaissance", estimant qu'"un pays comme la France ne gardera son niveau de vie et sa cohésion sociale qu'en élevant son niveau général de qualification". Ensuite, "le renforcement des entreprises innovantes et exportatrices", notamment des PME.

Il a enfin souhaité un inventaire des "filières de demain" qui nécessitent des "investissements industriels, stratégiques, scientifiques et technologiques", citant l'énergie solaire, les énergies marines, la fibre optique, les nanotechnologies ou les biotechnologies.

Répondre aux besoins de la France de demain

"La finalité ultime de ces investissements, c'est de répondre aux besoins de la France de demain", a-t-il résumé.

"Ca ne doit pas être un emprunt comme les autres", a expliqué Alain Juppé au terme de la réunion. "Il faut trouver et relancer les efforts publics essentiels mais naufragés parce que jamais urgents dans une perspective économique", a renchéri Michel Rocard.

Nicolas Sarkozy s'est refusé à "borner la réflexion" de la commission "à un cadre budgétaire précis". "Le montant de l'emprunt national dépendra des besoins que vous allez identifier et de la capacité d'endettement que nous aurons", a-t-il conclu.