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Elections étudiantes : Valérie Pécresse souhaite que les universités puissent utiliser le vote électronique

01.octobre2009

Valérie Pécresse s'est exprimée, le 29 septembre, devant la Commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale, sur une proposition de loi pour que les universités utilisent le vote électronique lors des élections des représentants étudiants. La ministre souhaite "autoriser les universités qui le veulent" à y recourir.

Augmenter le taux de participation et renforcer la transparence et l’égalité dans l’accès au vote lors des élections étudiantes : tels sont les objectifs de la proposition de loi qui vient d'être déposée devant l'Assemblée nationale.

Face aux députés, la ministre de l'Enseignement et de la Recherche a déclaré que "le passage au vote électronique pour les élections des représentants étudiants [était] une évolution naturelle". Pour Valérie Pécresse, les conditions sont aujourd’hui réunies pour que le vote électronique soit un véritable succès : les étudiants sont habitués aux technologies de l’information qu'ils utilisent quotidiennement pour leurs études et leurs loisirs. Et, selon un sondage de juillet 2009, près de 80 % d'entre eux se sont déclarés favorables à ce mode de vote.

Les enjeux : participation et transparence

Le vote électronique est un moyen d’augmenter considérablement la participation aux élections étudiantes : "qui peut se satisfaire d'un taux de participation de 15 % à l'heure où l'autonomie confère aux élus étudiants des responsabilités nouvelles et essentielles", a souligné la ministre.

Les élections étudiantes sont trop souvent l'objet de fraudes : vols de bulletins, substitutions d'urnes, procurations plus nombreuses que les électeurs... Le vote électronique permettrait "d’assurer plus de transparence dans le système, une meilleure information des électeurs, une plus grande égalité dans l’accès au vote" et ainsi de restaurer la confiance des étudiants.

Par ailleurs, c'est une "solution plus écologique puisqu’elle ne consomme pas de papier". "A l'heure du Grenelle de l'environnement, le vote électronique constituerait un geste fort de la part des étudiants sur un sujet qui touche leur avenir". C'est aussi "une solution in fine moins coûteuse pour nos universités (...), en moyenne 15 % moins chère que l’organisation des élections par vote papier", a fait valoir la ministre.

Laisser le choix aux universités

Devant les députés de la Commission, Valérie Pécresse a rappelé que "chaque université est libre de choisir le mode d'élection qu'elle retient. La proposition de loi n'oblige personne". Les universités auront le choix entre le vote papier et le vote électronique.

Consciente que "la participation de tous les étudiants à la vie de leur établissement est un enjeu majeur", Valérie Pécresse a tenu à réaffirmer sa volonté de moderniser l'université et de donner "un souffle nouveau à la démocratie étudiante".