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Douze acteurs de la recherche scientifique se regroupent pour créer l'Alliance pour l'environnement

11.février2010
Valérie Pécresse. Photo : AFP
Valérie Pécresse. Photo : AFP

Valérie Pécresse a participé, le 9 février, au lancement de l’alliance thématique de recherche AllEnvi ("Alimentation, Eau, Climat, Territoire"), qui regroupe douze acteurs clés de la recherche française. La création d'alliances de recherche permet de décloisonner les relations entre les acteurs qui partagent la légitimité dans un domaine, et de développer les initiatives de coordination et de partenariat.

La mise en place d'alliances thématiques se justifie lorsque plusieurs organismes de recherche publics partagent la légitimité sur un domaine scientifique large. Ce type d'initiatives permet de décloisonner les relations entre laboratoires, conformément à la volonté du Gouvernement de favoriser les partenariats de recherche.

AllEnvi, l’alliance "Alimentation, Eau, Climat, Territoires" regroupera donc douze acteurs clés de la recherche française (voir ci-dessous).

Le récent sommet de Copenhague a placé la question du changement global et de la croissance verte au cœur des défis mondiaux. Le changement global affecte non seulement le climat, mais aussi l'environnement, l'accès à l'eau et pose la question de l'alimentation et de l'agriculture durables. "Afin d’y apporter une réponse coordonnée, il était nécessaire de mobiliser et de réunir les acteurs de l’ensemble des champs disciplinaires concernés, aussi bien des sciences biologiques, que des sciences de l’environnement ou encore des sciences humaines et sociales", déclare Valérie Pécresse dans un communiqué.

AllEnvi regroupe douze acteurs clés de la recherche française : le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), l’Institut de recherche en sciences et technologies pour l’environnement (Cemagref), le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), le Centre national de recherche scientifique (CNRS), la Conférence des présidents d’université (CPU), l’lnstitut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), l’Institut national de recherche agronomique (Inra), l’Institut de recherche pour le développement (IRD), le laboratoire central des ponts et chaussées (LCPC), Météo France et le Muséum national d’histoire naturelle.

"Les champs couverts par la nouvelle alliance ont trait à l'observation de l'environnement, l'expérimentation et la modélisation à toutes les échelles et sur le long terme ; à la recherche alliant l'étude des processus du vivant et de ses interactions avec le milieu et les activités humaines ; à l'innovation et l'ingénierie dans les domaines de l'eau, de la biodiversité et des agro systèmes ; enfin à la formation et à la transmission des savoirs", souligne le communiqué.

La France a considérablement augmenté son effort de recherche dans ce domaine, puisque le projet de loi "Grenelle I" affecte plus d'un milliard d’euros de fonds publics supplémentaires à la recherche environnementale d’ici à 2012.

En se dotant d’une alliance dans le domaine de la recherche environnementale, la France dispose désormais d’une Alliance thématique dans chacun des axes prioritaires de recherche identifiés par la stratégie nationale de recherche et d’innovation, avec l’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan), l’Alliance nationale de coordination de la recherche pour l'énergie (Ancre) et l’Alliance des sciences et technologies du numérique (Allistene).

"Ces alliances ont également vocation à aider l’Agence nationale de la recherche (ANR) à bâtir sa programmation, grâce à l’élaboration de feuilles de route scientifiques et techniques", précise le communiqué.