Développement urbain durable : avec les éco-entreprises françaises, un nouveau partenariat franco-chinois
Le Gouvernement souhaite faire des éco-entreprises françaises la "vitrine de l’excellence française en matière de développement urbain durable". La France et la Chine ont décidé de faire des éco-industries l’un des nouveaux secteurs stratégiques de leur relation économique bilatérale.
Anne-Marie Idrac recevait, le 10 juin, le Premier vice-gouverneur de la province du Hubei (Chine), Monsieur LI Xiansheng. Le Grand Wuhan, conurbation chinoise de 30 millions d’habitants conduira une des premières expériences de développement urbain durable en Chine. Les autorités chinoises locales souhaitent développer un partenariat global avec la France, tant pour ce qui concerne la planification du développement urbain, que la mise en œuvre des technologies et des savoir-faire les plus performants en matière de services urbains (eau, air, déchets, énergie, transports).
La secrétaire d'Etat, qui s’est rendue dans la capitale du Hubei en octobre 2008, a souhaité mobiliser des entreprises françaises volontaires pour apporter au Grand Wuhan les solutions les plus performantes dans tous les domaines du développement durable, dans la perspective de créer une zone à faible intensité en carbone dans le quartier de la future gare TGV de la ville.
L’État mobilisera ses différents dispositifs d’appui à l’internationalisation des entreprises (notamment Fasep, VIE, portage des PME par les grands groupes, prêts de l’Agence française de développement, le nouveau Green Pass d’Ubifrance) pour permettre aux entreprises, et notamment aux PME de promouvoir leur offre sur ce projet, dont la vocation est de devenir la vitrine de l’excellence française en matière de développement urbain durable en Chine.
Anne-Marie Idrac souhaite faire de cette coopération franco-chinoise un exemple de mobilisation de l’équipe de France des éco-entreprises, rangée sous le logo "France Greentech" qu’elle avait dévoilé le 11 mai dernier. A l'occasion de la rencontre "Eco-entreprises françaises : à la conquête du marché mondial", la secrétaire d’Etat avait annoncé un plan de mesures destinées à renforcer le soutien public aux éco-industries françaises sur les marchés extérieurs :
1. Plus de visibilité
- dévoilement d'un logo France Green Tech, qui sera utilisé dans toutes les opérations collectives du secteur, notamment à l’étranger ;
- programmation par Ubifrance et l' Ademe de road-shows spécialisés dans les pays les plus porteurs ;
- lancement d'une vitrine internet firmafrance.com, présentant en anglais, en allemand, et bientôt en chinois, l’offre française en matière d’environnement ;
- mise en place d'un Fasep "Innovation Verte", permettant de soutenir non seulement des études de faisabilité, mais aussi désormais des projets pilotes démontrant l’intérêt des technologies françaises en réponse aux demandes des pays émergents.
2. Fédérer les énergies
- signature d'une convention Ubifrance-Ademe offrant aux entreprises innovantes du Club Ademe International la possibilité de s’appuyer sur Ubifrance et les Missions économiques pour promouvoir leur offre à l’international ;
- mobilisation du Pexe et de l'ACFCI avec la mise en place d'un annuaire en ligne des éco-entreprises : eco-entreprises.fr ;
- publication d'un guide résumant les différents soutiens disponibles à chaque étape d'un projet international.
3. Une solidarité plus affirmée
- relance du portage, grâce au Pacte PME international, qui sera particulièrement mobilisé en faveur de la filière des éco-entreprises françaises ;
- labellisation possible par Ubifrance d'initiatives commerciales groupées (partage d’un VIE, location mutualisée d’espace d’exposition dans les salons internationaux, mise en commun de prospects, …).
4. Anticiper
- objectif de recrutement par les éco-entreprises françaises de 100 VIE en plus des 250 déjà en poste ;
- coopération des pôles de compétitivité pour promouvoir les actions internationales de recherche & développement.