Dominique Bertinotti a reçu, le 3 septembre 2012, le rapport "Aider les parents à être parents", des mains du directeur général du Centre d'analyse stratégique. Elle a annoncé la tenue d'une consultation nationale pour rendre plus efficaces les politiques publiques d'aide à la parentalité.
Comment bien éduquer son ou ses enfants compte tenu des nombreuses évolutions qu'a connues la structure familiale ? Comme l'a rappelé Vincent Chriqui, aujourd'hui un mariage sur trois se termine par un divorce et 16 % des enfants de moins de 18 ans vivent en famille monoparentale. De plus, "avec les contraintes de vie économiques et professionnelles actuelles, le réseau familial existe beaucoup moins", a également constaté Dominique Bertinotti. En offrant un large panorama des bonnes pratiques existantes en France et dans le monde, le rapport du CAS, "Aider les parents à être parents", apporte une contribution importante pour permettre de pallier les carences éducatives génératrices d'inégalités et d'insécurité, et permettre une insertion sociale de qualité.
Soutenir les parents et reconnaître le "temps parental"
Il faut "rendre du sens à la politique de la petite enfance et à la politique d'aide à la parentalité", a déclaré Dominique Bertinotti. L'État a son rôle à jouer pour la définition commune des objectifs, et c'est aux territoires de décider de la mise en œuvre permettant l'atteinte de ces objectifs. Mais, constate la ministre, il existe "un empilement" des structures de décision au niveau local qui empêche leur lisibilité. "Nous pouvons être beaucoup plus efficaces à moyens constants", a déclaré Dominique Bertinotti qui souhaite un renforcement de l'efficacité des politiques mises en œuvre. Pour ce faire, la ministre a annoncé le lancement d'une consultation nationale courant octobre dans quatre régions(1) [lire l'article du 15 novembre 2012]. Cette consultation devra conduire à trois objectifs majeurs :
- une revalorisation du rôle des parents. "Il est légitime que tous les parents puissent trouver un soutien en cas de difficultés avérées", a déclaré Dominique Bertinotti qui a rappelé l'importance de l'aide des parents dans le cadre du suivi scolaire de leurs enfants. La ministre a cité l'exemple, dans le département de l''Ille-et-Vilaine, de structures d'échanges au sein desquelles des parents interviennent pour former d'autres parents.
- un maillage territorial équitable. "À la fin du quinquennat, tout parent devra avoir accès à une forme d'aide à la parentalité", a-t-elle souhaité.
- la prise en compte d'un temps parental à côté du temps professionnel. La ministre souhaite que le temps parental puisse être mieux reconnu au sein des entreprises. En cette rentrée scolaire, elle a lancé une suggestion : que tout employeur mette à disposition de ses salariés ou agents une heure par jour pour la rentrée. Elle se rend jeudi 6 septembre au sein des entreprises signataires de la Charte de la parentalité.
• faire évoluer les représentations liées à la parentalité dans l'entreprise (sensibiliser les responsables des ressources humaines et les manageurs à une meilleure prise en compte de la parentalité) ;
• créer un environnement favorable aux salariés-parents (faciliter la conciliation vie professionnelle/vie personnelle des salariés-parents, aménager les conditions de travail pour les femmes enceintes) ;
• respecter le principe de non-discrimination dans l'évolution professionnelle des salariés-parents (prévenir et éliminer les pratiques discriminantes au sein des processus des ressources humaines, favoriser les pratiques et comportements managériaux respectant l'évolution professionnelle des salariés-parents).
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Le choix des quatre régions doit être arrêté par le Premier ministre. ↩
