Acteur majeur de l’économie française, le secteur de la restauration est doté d'une nouvelle feuille de route pour les cinq prochaines années. Des perspectives destinées à favoriser le retour de la croissance et de l’emploi.
Le 23 novembre 2012, Sylvia Pinel a présenté ses priorités d’action pour la restauration devant les organisations professionnelles. Ces mesures visent à favoriser la croissance et contribuer au redressement de l’économie. Elles s’appuient notamment sur les résultats du bilan du contrat d’avenir signé le 28 avril 2009 par le précédent gouvernement.
Priorité à l’emploi, la formation et la qualité
Pour Sylvia Pinel, les efforts réalisés en matière de recrutement depuis 2009 doivent être poursuivis et encouragés. Les mesures développées dans le cadre du pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi y contribueront. Ainsi, en contrepartie d’une hausse des taux de TVA de 7 % à 10 % sur les produits, les restaurateurs bénéficieront d’un allègement des coûts de main-d’œuvre dès 2014. Celle-ci s’appuiera sur la mise en place du crédit d’impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et du contrat de génération.
L’amélioration de la qualité des formations aux métiers de la restauration figure également parmi les chantiers prioritaires. "On ne peut accepter qu’il y ait dans le secteur de la restauration des besoins d’emplois qui ne sont pas pourvus faute de formations adaptées et suffisantes", a insisté Sylvia Pinel. L’ouverture d’un plus grand nombre de places dans les centres de formation en apprentissage (CFA) et les lycées professionnels constitue une solution.
Autre axe avancé pour favoriser le retour de la croissance et de l’emploi : la promotion de la marque France. Synonyme de qualité des établissements et des produits fabriqués dans nos régions, elle doit être valorisée par les restaurateurs. Pour y parvenir, la ministre préconise la mise en œuvre d’un véritable plan qualité dans la restauration. Dans le même sens, le titre de maître-restaurateur sera simplifié pour faciliter son accès à un plus grand nombre d’établissements. Le Gouvernement et les professionnels du secteur élaboreront ensemble, avant l’été 2013, une nouvelle définition de ce titre, symbole d’excellence et de savoir-faire.
Un partenariat renforcé avec les organisations professionnelles
La réussite des objectifs fixés par la ministre s’appuie sur une participation accrue de l’ensemble des professionnels du secteur. Cette démarche de partenariat doit notamment favoriser la poursuite du dialogue social. Essentiel pour améliorer les conditions de travail des salariés, il contribuera également à lutter contre le travail illégal.
La ministre souhaite que la mise en œuvre de ces priorités soit assurée par un comité stratégique élargi à l’ensemble de la filière. Appelé à se réunir dès le premier trimestre 2013, il associera toutes les parties prenantes : organisations professionnelles, fournisseurs, artisans des arts de la table, syndicats de salariés, représentants des consommateurs.
• En 2010, le secteur de la restauration a enregistré un chiffre d’affaires de 58,5 milliards d’euros, (1,7 % du PIB).
• Contributeur majeur de l’économie française, il représente plus de 203 000 entreprises et 590 000 salariés (2,8 % de l’emploi en France métropolitaine).
• De plus, en générant près de 13,5 % des dépenses effectuées par les touristes étrangers, la restauration participe à l’équilibre de la balance commerciale du pays.



