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Conférence des ambassadeurs : Bernard Kouchner dresse le bilan de l'action française à l'étranger

31.août2010
La XVIIIe Conférence des ambassadeurs s'est clôturée à Paris le 27 août 2010. L'occasion pour Bernard Kouchner de partager sa réflexion sur les grandes problématiques internationales et la présidence française du G8 et du G20.

Lors de son discours de clôture de la 18e Conférence des ambassadeurs, Bernard Kouchner a rappelé les succès de la diplomatie française mais aussi les défis et les obstacles qu'elle doit surmonter. Parmi les réussites, depuis un an, le ministre a mentionné la création de l'ambassade au Kirghizistan en décembre 2009 malgré un conflit interne grave qui a affecté ce pays au printemps 2010. Bernard Kouchner a également évoqué l'initiative française de défense de la liberté d'expression sur Internet et la réforme de l'action culturelle de la France à l'étranger.
Le ministre des Affaires étrangères et européennes a rappelé que le rôle des diplomates est un rôle "d'écoute" : "pour mieux comprendre les sociétés des pays dans lesquels vous êtes en poste, j'ai besoin de vous et de vos équipes", a-t-il souligné. L'écoute est par ailleurs nécessaire pour "mieux convaincre". Les diplomates doivent continuer "à expliquer et à défendre nos politiques, nos conceptions, nos principes" dans le monde entier, a indiqué le ministre, insistant sur la nécessité d'expliquer les mesures prises par le gouvernement en matière de lutte contre l'immigration irrégulière.

Relever les grands défis de demain

La mobilisation de l'ensemble de la diplomatie française sera par ailleurs essentielle pour relever quatre "grands défis":

  • Se positionner par rapport à la montée en puissance des pays émergents. La France doit mieux comprendre ces puissances émergentes, leurs intérêts, leurs perceptions, anticiper leurs évolutions, afin de "mieux travailler avec nos partenaires, mieux rivaliser avec nos concurrents et mieux défendre nos intérêts."

  • Aider le système des Nations Unies à évoluer et à s'adapter à "cette nouvelle réalité" : "La crise que traverse l'Onu tient d'abord à une remise en cause de la légitimité mais aussi de l'efficacité de ses institutions". Selon Bernard Kouchner, la France explore de multiples pistes pour aider l'Onu à se réformer. "Elle plaide pour que le Conseil de sécurité soit plus représentatif, pour que le Conseil des droits de l'homme soit plus efficace, pour que les opérations de maintien de la paix soient plus professionnelles et plus responsables encore".

  • Mieux expliquer nos positions sur la montée du fondamentalisme religieux, qui ne concerne pas seulement l'islam mais toutes les religions.

  • Défendre la France bien sûr mais aussi l'Europe, ses atouts, ses valeurs. Car "c'est au travers de l'Europe que nous parviendrons à établir un partenariat d'égal à égal avec les puissances émergentes". Le ministre des Affaires étrangères s'est d'ailleurs félicité de la mise en place prochaine d'un Service diplomatique européen un an après l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne.

Pour les ambassadeurs, quels sont les enjeux de la Présidence française G20-G8 ?
Lutte contre le changement climatique et contre la corruption, sécurité alimentaire, réforme de la gouvernance mondiale, régulation financière… Interviewés à l'occasion de la 18e Conférence des ambassadeurs, six diplomates tracent les grandes lignes de la présidence française du G20 (à compter de novembre 2010) et de celle du G8 (le 1er janvier 2011).
Retrouvez les interviews des ambassadeurs d'Inde, d'Afrique du Sud, d'Indonésie, de Chine, du Brésil et d'Argentine sur le site Diplomatie.gouv.fr.