Nicole Bricq a présenté aux acteurs d'Ubifrance, le 17 septembre 2012, les grandes orientations du Gouvernement pour le commerce extérieur. Un nouveau contrat d'objectifs et de performances entre l'État et Ubifrance sera établi pour le premier semestre 2013. Avec, pour objectif, un commerce extérieur à l'équilibre d'ici à 2017.
Nicole Bricq s'est rendue aux "Journées d'Ubifrance 2012"(1) pour annoncer un nouveau cadre stratégique d'action, avec en ligne de mire l'objectif assigné par le Premier ministre : "l'équilibre du commerce extérieur - hors énergie - en cinq ans". La ministre présentera courant octobre la stratégie nationale en vue de réduire le déficit(2). "Mes orientations devront se retrouver dans le nouveau cadre stratégique de l'agence. Aussi, je souhaite que soit révisé, avant la fin du premier trimestre 2013, le Contrat d'objectifs et de performances (COP) qui vous lie à l'État", a-t-elle déclaré.
Une synergie des structures et des acteurs du commerce extérieur
"Votre cœur de cible, ce sont les ETI et les PME qui peuvent s’internationaliser durablement. Le Fonds stratégique d'investissement (FSI) a identifié plus de 800 ETI stratégiques. Vous proposerez à chacune d’entre elles un programme de prospection et d’accompagnement personnalisé triennal et contractualisé", a indiqué la ministre qui a présenté ses priorités d'action.
- En premier lieu, l'identification des filières prioritaires et un regroupement des entreprises travaillant sur ces marchés. Ce qui aurait pour avantage "une intervention collective sur les marchés à l'étranger". La ministre a également souhaité "un renouvellement du portage" avec un soutien accru des grands groupes aux PME pour mutualiser les moyens de commercialisation des produits sur les marchés étrangers.
- Une meilleure adéquation de l'offre et de la demande. Nicole Bricq a annoncé la mise en œuvre "très prochainement de couples pays-produits [afin] de coupler l'offre commerciale de nos ETI avec les besoins des pays." Pour ce faire, elle a commandé à la Direction générale du Trésor une étude des zones de croissance et de leurs marchés porteurs sur trois grandes zones géographiques : "l'Europe, les grands pays émergents, ceux que j'appelle les émergents de taille intermédiaire : la Turquie, la Colombie, le Maroc… et les nouvelles terres de croissance en Afrique", a-t-elle précisé.
- Les régions devront concourir aux "déclinaisons régionales de mon plan d'action", a annoncé Nicole Bricq qui a souligné leur rôle "majeur, central." La ministre compte fortement sur les régions pour qu'elles "repèrent, sélectionnent et préparent les entreprises capables d'aller vers l'international". Un partenariat État-régions a été signé le 18 septembre. Des plans régions seront proposés d'ici au 31 mars 2013 pour organiser un "dispositif d'appui au développement international des PME et des ETI" en relation avec les pôles de compétitivité, les chambres de commerce et d'industrie, les centres régionaux de la Banque publique d'investissement et Ubifrance qui "doit devenir un opérateur connu et reconnu par les régions", a-t-elle déclaré. Objectif du partenariat État-régions : porter à 10 000 le nombre de PME/ETI d'ici à trois ans.
- Les acteurs d'Ubifrance se rendront sur le terrain pour fortifier la présence et le développement des entreprises sur les marchés étrangers. "La mission diplomatique que je mets en œuvre avec Laurent Fabius est une mission nécessaire mais pas suffisante", a précisé la ministre qui a exhorté les acteurs d'Ubifrance "à conduire une action de terrain" pour avoir une approche spécifique des entreprises.
Rapprocher Ubifrance de la Banque publique d'investissement
Nicole Bricq a également souhaité "améliorer le financement de l'export." Concernant les grands groupes, elle a constaté qu'ils ne disposaient pas aujourd'hui "des mêmes conditions de garantie à l'export que celles pratiquées dans d'autres pays" et annoncé des "modifications législatives avant la fin 2012" pour revoir les équilibres.
La ministre a également souhaité que l'expertise internationale d'Ubifrance profite à la nouvelle Banque publique d'investissement. "Des agents d'Ubifrance pourraient prendre leur place aux côtés des collaborateurs de la BPI en charge des financements, des fonds propres, des prêts et de l'innovation. Ces nouveaux développeurs à l'international accompagneraient les ETI et les jeunes entreprises innovantes en conseil à l'export", a-t-elle suggéré.
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Les "Journées d'Ubifrance" réunissent tous les ans l’ensemble des directeurs pays et directeurs de zone de l’agence. Présente dans 60 pays à travers un réseau de 80 bureaux, Ubifrance met près de 1 400 collaborateurs au service des PME pour les aider à prospecter et à prospérer sur les marchés porteurs. Source : Ubifrance ↩
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Le déficit du commerce extérieur hors énergie est de 26 milliards d'euros ↩
