Classes préparatoires littéraires : un concours unique pour de nouveaux débouchés
Seuls 4,5 % des inscrits en classes préparatoires littéraires intègrent une ENS (Ecole normale supérieure) à l'issue de deux ans de préparation intensive. Pour éviter aux élèves de ces filières d'excellence de se retrouver sans débouché, un "concours unique" va être créé entre les deux Normale sup (Ulm et Lyon), des écoles de commerce et plusieurs instituts d'études politiques de province, a annoncé Valérie Pécresse le 3 septembre à Enghien (Val-d'Oise).
La Banque d’épreuves littéraires (BEL), déjà commune aux deux écoles normales supérieures, sera élargie à des écoles de commerce et de management, de sciences politiques, de communication, de journalisme ou de traduction. L’ouverture de la BEL, effective dès 2011, permettra aux étudiants de "passer plusieurs concours et de multiplier leurs chances de réussite en poursuivant des projets professionnels aussi variés que la recherche ou le management", souligne le ministère.
Cette réforme s'inscrit dans la politique menée par le Gouvernement pour revaloriser les études littéraires (parallèlement à la rénovation en cours de la série L), en montrant la variété de leurs débouchés professionnels.
Seront concernés par ces épreuves communes les écoles de commerce et de management via les concours BCE (banque commune d'épreuves de 31 écoles de management) et Ecricome, plusieurs IEP de province, Institut de management et de communication interculturels (Isit), Ecole supérieure d’interprètes et de traducteurs (Esit), Institut supérieur du management public et politique (Ismapp), Ecole des Chartes et Centre d’études littéraires et scientifiques appliquées (Celsa).
En fonction de leur classement à l'issue du concours unique, les étudiants pourront être déclarés admissibles à certaines de ces écoles.