Bonus : Paris et Berlin veulent une position européenne forte
Le 31 août, à l'issue d'une réunion à Berlin, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont affiché leur volonté commune de limiter et d'encadrer les bonus des traders et les rémunérations des dirigeants des banques. Afin de préparer le sommet du G20 qui doit se tenir à Pittsburgh (Etats-Unis), les 24 et 25 septembre, leur objectif est désormais d'aboutir à une position commune aux 27 états de l’Union européenne.
A l'instar du dernier sommet du G20, à Londres, le sommet de Pittsburgh doit déboucher sur des résultats tangibles et concrets, ont insisté les deux dirigeants.
La France et l'Allemagne proposent donc une réunion pour harmoniser les positions de l'Union européenne sur la régulation des marchés financiers avant le sommet du G20. Cette réunion pourrait se tenir le 17 septembre.
Dès le 1er septembre, les deux pays ont adressé une lettre à la Présidence suédoise de l'UE dans laquelle les détails de la position commune de la France et de l'Allemagne sont développés : délais pour toucher des bonus, fonctionnement des malus… Nicolas Sarkozy a également annoncé que la lettre contenait "les mesures qui consistent (pour les Etats) à ne pas travailler avec des banques qui ne respecteraient pas les règles."
Autre point de concordance entre les deux Etats, des critères minimaux devraient être préconisés en matière de gestion du risque en s'inspirant du modèle de supervision bancaire et financière allemande. Ce modèle établit un lien entre la prise de risque et les bonus payés.
Limiter et encadrer les bonus
La semaine dernière, Nicolas Sarkozy a pris l'initiative pour limiter les bonus des traders (lire l'article). Edictées pour la France, ces règles à effet immédiat ont été acceptées par les banques françaises.
"Ces mesures pourraient également être mises en oeuvre en Allemagne", en complément des règles fédérales sur la rémunération des dirigeants d'entreprise, a indiqué Angela Merkel lors du point presse commun.
"La France et l'Allemagne appliqueront les mesures déjà prises dans les deux pays quelles que soient les décisions des autres", a aussi rappelé Nicolas Sarkozy. Le président de la République a également envisagé d'étendre aux dirigeants des banques les mesures annoncées sur les bonus des traders.
Le Président a ajouté qu'il appuyait les efforts de Berlin pour parvenir à une augmentation des fonds propres des banques. "Que l’on aboutisse à un système où le montant des fonds propres demandés à une banque serait fonction des risques qu’elle fait prendre à ses clients, c’est vraiment une piste intéressante. Et c’est une initiative que la France soutient", a-t-il déclaré.








