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Bâtir un modèle économique plus solide pour garantir la compétitivité de la filière du lait

02.avril2010
Photo : Mychèle Daniau/AFP
Photo : Mychèle Daniau/AFP

Réunies le 30 mars au ministère de l'Agriculture par Bruno Le Maire, les trois familles de l'interprofession laitière ont trouvé un accord sur l'évolution des indicateurs de tendance du prix du lait pour le deuxième trimestre 2010.

Les trois fédérations représentant respectivement les coopératives, les producteurs et les industriels du lait se sont entendues pour poursuivre, au second trimestre 2010, l'application des indicateurs du prix du lait, issus de l'accord du 3 juin 2009. À partir du 1er avril, et pour une durée de trois mois, le prix de base du lait sera revu à la hausse.

"C'est un geste très positif qui va permettre de stabiliser les revenus des producteurs laitiers", a déclaré Bruno le Maire.

Nous sommes en train de bâtir un modèle économique plus solide qui va permettre de garantir la compétitivité par rapport à l'Allemagne
Bruno Le Maire

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Photo : ministère Agriculture
Photo : ministère Agriculture


Au cours de cette même réunion, les acteurs du lait ont dégagé trois nouveaux indices qui entreront en vigueur le 1er juillet prochain. Ceux-ci permettront de renforcer et de consolider la filière française du lait :

  • indice sur l'évolution comparée du prix du lait entre l'Allemagne et la France ;
  • indice sur les coûts de production du lait ;
  • indice de valorisation portant à la fois sur le beurre et la poudre de lait, et sur les produits valorisés.

"Nous allons avoir, pour la première fois, un indice sur les coûts de production en France. Nous saurons combien coûte exactement de produire un litre de lait en France, parce que les coûts de production sont très différents selon les régions", a commenté Bruno Le Maire.

Enfin, le ministre a rappelé que la stratégie de performance de la filière passait par une forte prévisibilité des prix. Pour ce faire, elle impliquait :

  • la mise en place de relations contractuelles écrites entre producteurs et industriels, notamment sur les volumes et les prix. Une expérimentation sur ces contrats sera lancée d'ici à quelques jours en Bretagne et en Basse-Normandie ;
  • le renforcement de l'interprofession, qui passera par sa capacité à fixer des indicateurs de tendance de marchés. Cette mesure nécessiterait une adaptation du droit de la concurrence européenne. Dans cette optique, Bruno Le Maire s'est entretenu avec Joaquín Almunia, le nouveau commissaire européen pour la Concurrence. Il lui livrera sous peu un mémoire portant des propositions d'adaptation ;
  • le maintien d'outils d'intervention européens pour faire face à la volatilité des prix, mais aussi le développement d'outils d'information et de transparence. En ce sens, le ministre a proposé la mise en place, à l'échelle européenne, d'un observatoire des prix, des volumes et des marges.

Les représentants de l'interprofession laitière.

Photo : Agriculture
Photo : Agriculture
• Henri Brichart, président de l’interprofession laitière et président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL)
• Gérard Budin, président de la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL)
• Olivier Picot, président de la Fédération nationale des industries laitières (FNIL)