Allier croissance verte et révolution numérique
Conjuguer croissance verte et révolution numérique, c'est possible et souhaitable. La révolution numérique peut contribuer au développement durable. Une conviction partagée par le secteur des télécommunications et des Tic, lequel contribue fortement à la baisse des gaz à effet de serre (GES).
Franck Esser se félicite de l'engagement de l'État pour promouvoir les solutions Tic auprès des secteurs clés de la croissance verte. Réciproquement, "le secteur des télécommunications offre des solutions techniques qui faciliteront la mutation écologique de notre société tout en améliorant la qualité de vie des Français. On est bien ici dans l'inverse de la décroissance", précise Chantal Jouanno. Et Nathalie Kosciusko-Morizet d'abonder : "Cette charte consacre la capacité des Tic à innerver l'ensemble des secteurs économiques pour accélérer leur conversion écologique."
Un atout pour diminuer l'empreinte environnementale
La charte consacre la mise en oeuvre d'actions conjuguées entre l'entreprise et les pouvoirs publics pour soutenir la diffusion croissante des Tic au sein de l'économie et de la société, tout en maintenant les objectifs de développement durable et en diminuant la consommation électrique du secteur. Il faut savoir en effet que l'usage des Tic (équipements et services) a explosé alors que la consommation électrique a diminué, notamment grâce au développement d'équipements et de terminaux moins consommateurs d'énergie.
La diffusion des Tic dans les différents secteurs de l'économie devient une carte maîtresse pour améliorer la performance environnementale de la France avec un tiers de l'objectif national de réduction de gaz à effet de serre (20 %), soit 7 % des émissions totales en 2020.
Une charte avec des engagements volontaires
La charte définit des engagements concrets avec un calendrier, des objectifs précis et des indicateurs de suivi systématiques :
- maîtriser la consommation énergétique des réseaux dans un contexte de fort développement des usages des Tic, avec des engagements concrets des opérateurs sur la consommation d’énergie des réseaux, des centres de données, des boxes ADSL et des décodeurs TV ;
- diffuser les usages innovants des Tic en faveur du développement durable : réseaux de transport, réseaux d’énergie intelligents, bâtiments économes, télétravail ou dématérialisation... ;
- généraliser les offres de reprise des téléphones usagés, généraliser l’affichage de l'empreinte environnementale des produits et des terminaux avec au moins 60 % de terminaux étiquetés d'ici à la fin 2010 dans les trois principaux réseaux... ;
- sensibiliser la chaîne complète de production : diffuser des critères de responsabilité sociale et environnementale (RSE) pour la sélection et l’évaluation des principaux fournisseurs ;
- s’inscrire dans une démarche de progrès continu et d’écoresponsabilité des entreprises du secteur (optimisation du parc automobile avec indicateur de CO² moyen du parc, recyclage du papier avec indicateur de pourcentage…).
"En alliant croissance verte et révolution numérique, nous faisons le choix d'un nouveau modèle de croissance dans lequel pourra se modeler la société durable de demain. Ce sera l'objet du volet numérique des investissements d'avenir qui prévoit, par exemple, le développement des réseaux électriques intelligents et du télétravail", prévoit Nathalie Kosciusko-Morizet.