Adoption internationale : multiplier les chances d’accueillir un enfant
Bernard Kouchner, Nadine Morano et Yves Nicolin, président de l’Agence française de l’adoption, ont signé, le 24 novembre dernier au Quai d’Orsay, une convention d’objectifs et de gestion conclue entre l’Etat et l’Agence française de l’adoption. Cette signature entre dans le processus de la réforme de l’adoption internationale donnant plus de visibilité aux actions de l’Agence et rendant plus accessible l’adoption internationale.
Pour permettre à un plus grand nombre de familles d’adopter, Jean-Marie Colombani a présenté en mars 2008 un rapport contenant 32 propositions. Parmi elles, la réorganisation de l’adoption internationale dans un cadre éthique, clair et fédérateur.
Dans cette perspective, un processus de réforme de l’adoption a été enclenché : rendre plus transparente et plus efficace l’Agence française de l’adoption (Afa), renforcer la qualité d’accueil pour les familles adoptantes, s’adresser à un interlocuteur clairement identifié, tels ont été les principaux objectifs poursuivis. Ils sont désormais rassemblés dans la convention d’objectifs et de gestion qui vient d’être conclue.
A l’occasion de cette signature, le ministre des Affaires étrangères et européennes a dit combien "cette convention est nécessaire à l’amélioration de notre dispositif d’adoption dans l’objectif de simplifier et d’accompagner au mieux les familles dans ce parcours du combattant".
Lors de son intervention, Bernard Kouchner a rappelé la réforme de l’adoption internationale entreprise depuis 2008 par le ministère des Affaires étrangères. Celle-ci a donné lieu, notamment à :
- la création d’un service de l’adoption internationale (SAI) :
- des projets de coopération en faveur de l’enfance privée de famille mis en œuvre dans 11 pays dont le Cambodge, Haïti, le Togo, la Colombie ;
- la création d’un site internet pour informer le public.
Après avoir évoqué les obstacles relatifs aux conditions de délivrance de l’agrément aux familles françaises, le ministre a expliqué que pour un certain nombre de pays, l'élévation du niveau de vie a rendu plus strict et plus sévère la sélection des dossiers et que "l’adoption internationale connaît une mutation à laquelle nous devons nous adapter".
"Dans l’hypothèse où l’adoption individuelle serait amenée, à terme, à prendre fin, il reviendrait à l’Agence française de l’adoption et aux organismes autorisés de traiter l’ensemble des dossiers d’adoption à l’étranger. L’objectif serait de mettre en place progressivement, [...], un dispositif, venant compléter l’action de l’Afa, destiné à professionnaliser les organismes autorisés pour en faire des interlocuteurs privilégiés auprès des autorités des pays d’origine", a envisagé le ministre.
Conclue pour une durée de 3 ans, la convention d'objectifs et de gestion fixe quatre objectifs à l'Afa :
- définir une stratégie d’action dans les pays d’origine ;
- optimiser l’information et la communication sur les nouvelles réalités de l’adoption internationale ;
- renforcer l’accompagnement des adoptants en France et à l’étranger ;
- renforcer l’action des correspondants départementaux et locaux pour leur permettre d’assurer leur mission dans les meilleures conditions.