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2009-2010 : une année de consolidation et d'ouverture pour l'université

18.septembre2009

Pour cette rentrée 2009-2010, l'université française veut répondre au défi de "l'attractivité" et de "l'équité", a expliqué Valérie Pécresse lors de son discours, le 17 septembre. Alors que le dispositif Admission post-bac a fonctionné pour la première fois cette année pour toutes les académies, le Gouvernement souhaite aider les universités à construire une "culture de la cohérence, de la synergie, de l'ouverture de notre système de formation".

Les chiffres de la rentrée 2009 montrent que les universités résistent à la baisse tendancielle du nombre des étudiants : alors que les inscrits à l'université ont baissé de 10 % sur les cinq dernières années, cette baisse semble se stabiliser cette année à - 0,5 %.

Pour consolider cette tendance et renforcer l'attractivité des universités, le Gouvernement s'est mobilisé dès 2007 contre l'échec massif en premier cycle. Lancé il y a deux ans, le Plan réussir en licence est à l'œuvre. Les universités se sont mobilisées et "les expériences innovantes fondées sur un meilleur accompagnement des étudiants, une personnalisation des parcours, un enrichissement des compétences et des connaissances, se multiplient", a déclaré Valérie Pécresse. La ministre souhaite néanmoins aller plus loin sur la réussite en licence.

Plan réussite en licence : premier bilan d'étape avant la fin de l'année

Le "comité licence" du Cneser va procéder cette année à un suivi du plan "réussir en licence" et délivrera à la fin de cette année un premier bilan d'étape.

Dès la rentrée scolaire 2008, les universités ont multiplié les initiatives : organisation d'une véritable prérentrée, avec un accueil personnalisé ; création d'enseignants-référents, de tuteurs étudiants qui trouvent leur place dans des équipes pédagogiques pilotées ; modules de mise à niveau ciblés en fonction des baccalauréats d'origine et des filières choisies ; mise en place de petits groupes d'enseignement et horaires renforcés... Le taux d'encadrement des étudiants s'est considérablement amélioré en dix ans : il y a aujourd'hui un enseignant pour 20 étudiants contre un pour 25 il y a dix ans, a rappelé la ministre, ce qui permet aux universités de mener une vraie politique de formation.

Parcours étudiants, qualification : gagner en visibilité

Selon les chiffres de la rentrée 2009, les filières universitaires qui souffrent aujourd'hui d'un déficit d'attractivité sont les filières de sciences, sciences humaines, mais aussi expérimentales. En revanche, le succès des filières sélectives, qu'elles soient universitaires ou pas, ne se dément pas (+ 1 % pour les IUT, + 2,5 % pour les CPGE et une stabilité des effectifs en STS).

Pour pallier le déficit d'attractivité de certaines filières, "l'ensemble de notre système de formation doit s'animer d'une culture pédagogique forte et de possibilités de réorientation ouvertes à tous les paliers de qualification", a déclaré Valérie Pécresse.

Admission post-bac dans toutes les académies : une information égale pour tous les élèves

L'ensemble de l'offre de formation accessible aux bacheliers est présentée via une information lisible sur les enjeux, sur les exigences et sur les possibilités d'insertion de chacune des filières. C'est l'objectif d'Admission post-bac qui, pour la première fois, a fonctionné cette année dans toutes les académies. Cet outil apporte une information complète et égale à tous les étudiants et "lutte contre le délit d'initiés, combat l'autocensure des élèves, ouvre à chaque jeune Français tous les possibles partout sur notre territoire [et] libère les ambitions", a insisté la ministre.

Dans les mois qui viennent, Valérie Pécresse va travailler avec le ministre de l'Education nationale sur les dispositifs d'orientation bac -3/bac +3.

Admission post-bac. Grâce à cet outil, l'accès à l'enseignement supérieur français dans sa diversité, sa richesse, mais aussi sa complexité est aujourd'hui favorisé. Admission post-bac, c'est : plus de 133 000 conseils apportés aux futurs étudiants par les universités ; plus de 11 millions de connexions au total de la part des candidats, que ce soit pour des demandes de conseils, les préinscriptions, les inscriptions, le suivi du dossier ; cinq vœux en moyenne formulés par étudiant, soit un de plus que l'an dernier ; à quinze jours de la fermeture de la procédure complémentaire, une affectation proposée à la quasi-totalité des candidats passés par la procédure, puisque moins de 1 % des dossiers, sur plus de 680 000, sont encore en cours de traitement, et ce, plus rapidement que l'an dernier.

Grandes écoles-universités : les expériences de mutualisation se multiplient

"Ouvertes à tous les bacheliers, sans sélection à l'entrée, a rappelé Valérie Pécresse, les universités choisissent l'innovation et la coopération comme clés de la réussite pour leurs étudiants."

Les grandes écoles et les universités ont désormais les outils pour promouvoir une vraie politique scientifique et de formation commune. Elles offrent ainsi aux étudiants des parcours plus riches, plus complets et une qualification plus lisible aux yeux des employeurs. Au sein des pôles de recherche et d'enseignement supérieur (Pres), le rapprochement universités-grandes écoles est en marche, du post-bac jusqu'au doctorat.

… notamment dans le cadre des pôles de recherche et d'enseignement supérieur

Les pôles de recherche et d'enseignement supérieur, rapprochements entre organismes de recherche, laboratoires et universités, sont en train de prendre corps : "fondés d'abord sur des coopérations scientifiques, ils explorent aujourd'hui la voie des formations partagées, des filières communes, des diplômes uniques entre universités et grandes écoles", constate la ministre.

Déjà 15 pôles de recherche et d'enseignement supérieur se sont structurés et 59 universités, hors Paris intra-muros, sont engagées dans cette dynamique. Le renforcement de ces grands pôles, visibles à l'international, sera l'une des priorités des mois à venir.

Les pôles de recherche et d'enseignement supérieur (Pres) permettent aux différents acteurs (universités, grandes écoles, organismes de recherche) de mettre en cohérence leurs différents dispositifs, de mutualiser leurs activités et de proposer une offre de recherche et de formation plus cohérente et plus lisible. Par exemple, en matière de formation (doctorat, master), la coordination des études peut donner lieu à la délivrance d’un diplôme sous le sceau du Pres, correspondant à des formations assurées par une ou plusieurs écoles ou universités membres. Autre exemple, en matière de recherche, toutes les publications scientifiques des sites sont désormais présentées sous la signature unique du pôle, ce qui permet d’améliorer la visibilité à l’international des productions scientifiques des membres du pôle.

L'effet croisé Pres-opération campus

La constitution de ces pôles est facilitée par la dynamique de l'opération campus. Le plan campus permet aux universités, écoles, grands établissements d'un seul et même site de travailler ensemble sur un grand projet commun.

En 18 mois, les 12 premiers campus ont été sélectionnés. Par ailleurs, 9 campus innovants et prometteurs ont été labellisés. Les financements sont là : 5 milliards pour les 10 campus d'excellence, 178 millions pour les deux campus de Lille et de Lorraine, 250 millions pour les campus innovants et prometteurs. Après le temps des études et de la programmation, les premiers travaux commenceront dans le courant de l'année 2012.

Le mouvement vers l'autonomie se poursuit

Les universités seront 51 à être autonomes dès le mois de janvier 2010, soit 60 % d'entre elles, a rappelé la ministre.

Pour soutenir ces universités, les moyens que l'Etat investit continuent de croître de manière totalement inédite. Pour la seule année 2009, elles bénéficieront d'une augmentation de leurs crédits de plus de 20 % en moyenne, soit 320 millions d'euros supplémentaires.

La dépense moyenne par étudiant est ainsi passée de 7 210 euros en 2006 à 9 132 euros en 2009, une augmentation de 1 922 euros depuis 2006.