>
1970-2010 : les 40 ans de la francophonie
L’Organisation internationale de la francophonie fête ses 40 ans, le 20 mars 2010. Les 70 Etats et gouvernements qui fédèrent, grâce à la francophonie, une population de plus de 800 millions d’habitants s’associent à la célébration de cet anniversaire. Ils réunissent plus de 200 millions de locuteurs de français, la société civile et les réseaux de la francophonie dans le monde. Placé sous le signe de "la diversité au service de la paix", le programme pluriel, culturel et festif du 20 mars se prolongera tout au long de l’année dans l’ensemble de l’espace francophone, jusqu’à la tenue du XIIIe Sommet de la francophonie à Montreux (Suisse), du 22 au 24 octobre 2010.
Le site vous propose un dossier en quatre volets.
Télécharger la carte en plus grand format (pdf)
> L’Organisation internationale de la francophonie fête ses 40 ans (1/4)
Lire l'article
> Abdou Diouf présente les ambitions de la francophonie pour les prochaines années (2/4)
Lire l'article
> Le 40e anniversaire de l'OIF mis à l'honneur lors de la Journée internationale de la francophonie du 20 mars (3/4)
Lire l’article
> Être francophone : un sentiment largement partagé (4/4)
Lire l'article
> Paroles de francophones
Jacques Godfrain, président de l’Association francophone d’amitié et de liaison, ancien député de l’Aveyron, ancien ministre (1997), maire de Millau
La francophonie m’évoque spontanément des valeurs universelles de respect des droits humains, mais aussi une attitude d’écoute, d’ouverture et de tolérance à l’égard des autres, de protection des plus faibles. La langue française est porteuse de cette philosophie de respect mutuel, et c’est en cela qu’elle peut influencer des échanges, même lorsqu’il s’agit de droit des affaires. La langue française est aussi, pour les mêmes raisons, un formidable outil diplomatique. Par ailleurs, les mots français sont très précis et permettent peu d’ambiguïté de sens. On oublie souvent que la langue française avait été choisie pour la rédaction des traités diplomatiques aux XVIIIe et XIXe siècles pour toutes ces qualités. On lui préfère aujourd’hui l’anglais qui s’est particulièrement bien implanté via la culture. Je pense aussi que nous avons trop tardé à investir le domaine des nouvelles technologies dont les jeunes générations sont friandes. Tout le lexique des NTIC est basé sur l’anglais. Qui emploie le mot courriel à part nos amis Québécois ? Peut-être est-ce le prochain terrain que la langue française doit investir plus en force."
Louis Duvernois, sénateur représentant les Français établis hors de France, président de l'Association pour la diffusion internationale francophone de livres, ouvrages et revues
La francophonie est un état d’esprit de partage dans une société de plus en plus mondialisée et qui tend à l’uniformité. Elle défend la langue et la culture françaises, dans le cadre d’une ouverture aux autres cultures. L’erreur est de penser que sa promotion est un combat contre d’autres langues. On parle souvent de la suprématie de l’anglais notamment. Or la langue française et la langue anglaise se sont toujours piqué des mots l’une à l’autre, elles s’interpénètrent depuis longtemps, et ce sera toujours le cas. Je pense qu’il faut seulement mettre en place certaines limites, redonner des repères linguistiques aux citoyens. Dans la rue, les devantures des magasins sont truffées d’anglicismes, et les médias utilisent actuellement trop de mots anglo-saxons. Je pense qu’il est temps de s’interroger à nouveau sur l’état de notre langue, de se soucier aussi de la manière dont elle est perçue par les jeunes générations, notamment par la manière dont elles l’appréhendent à l’école. La promotion de la langue française et de sa culture passe d’abord par les institutions, l’enseignement, les initiatives culturelles, mais aussi par nous ! Peut-être devrions nous plus souvent faire résonner les mots de Molière à l’étranger."