10 mars 2015 - Actualité

Fleur Pellerin et Thierry Mandon lancent VITAM, un système d’archivage à la mesure de la transformation numérique

Le programme VITAM (pour Valeurs Immatérielles Transmises aux Archives pour Mémoire), qui vise à développer un outil d’archivage de documents électroniques, a été lancé aujourd’hui au secrétariat d’État à la Réforme de l’État et à la Simplification, en présence de Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication et de Thierry Mandon. Mis en commun par trois ministères qui ont ainsi mutualisé ses coûts et son fonctionnement, il permet d’assurer l’archivage de documents dans le contexte de l’explosion du volume de données échangées.
 
Thierry Mandon et Fleur Pellerin au lancemende de VITAM Ce projet logiciel, dont la première version est attendue pour l’été 2016, est le fruit de la collaboration de trois ministères : Affaires étrangères et Développement International, Culture et Communication et Défense. Pilotée par la Direction Interministérielle des Systèmes d’Information et de Communication (DISIC), l’équipe VITAM a tenu sa première réunion le 9 mars, à 17 heures, sous l’égide de Fleur Pellerin et de Thierry Mandon. VITAM, qui, à terme, pourra servir les besoins d’archivage de l’ensemble des administrations de l’État, des opérateurs publics et des collectivités territoriales, est un chantier modèle pour l’État numérique.
 
Fleur Pellerin, dont le ministère est investi d’une mission de collecte pour un très grand nombre d’administrations, a salué la collaboration entre les trois ministères et a souligné l’apport du projet pour la continuité de l’archivage de l’État. "Le programme VITAM va permettre de collecter, de conserver et de communiquer au public les documents numériques produits par les ministères et administrations centrales de l’État. C’est le chaînon manquant entre les données et l’équivalent numérique de ces temples de la mémoire que sont nos archives nationales, départementales et municipales."
 
Alors que de plus en plus de décisions administratives sont sous forme électronique à mesure que nous dématérialisons les procédures, la puissance publique doit être capable de tenir le rythme !
Thierry Mandon
Le 9 mars 2015


Thierry Mandon a rappelé que, à l’ère des méga-données ou "big data", l’archivage numérique est un défi pour l’État qui demande une réponse forte. "Alors que de plus en plus de décisions administratives sont sous forme électronique à mesure que nous dématérialisons les procédures, la puissance publique doit être capable de tenir le rythme !". Le ministre a loué à la fois le mécanisme de mutualisation entre différentes administrations qui sous-tend VITAM et permettra de dégager plusieurs fois l’investissement de départ en économies à horizon dix ans, mais aussi, comme l’a remarqué l’un des intervenants, le fait que ce projet correspond à une dynamique de "bottom-up administratif". "Les projets collaboratifs, qui partent de l’initiative d’agents innovants sont une promesse immense pour l’administration de demain". VITAM est en effet un chantier emblématique pour une administration publique en pleine numérisation. La France a été classée première administration numérique d’Europe par l’Organisation des Nations Unies voilà quelques mois.
 
Les bénéfices de VITAM sont nombreux. Outre son apport notoire dans la modernisation de l’État, il faut noter que VITAM repose sur un trio "gagnant-gagnant-gagnant" de mutualisation : grâce à cette mise en commun, le projet évite les surcoûts de constructions similaires menées séparément, permet de sécurises l'environnement numérique et favorise une dématérialisation poussée, cohérente avec l’objectif du Gouvernement de développer les démarches en ligne. Enfin, il bénéficiera aux entreprises françaises via des passations de marchés dans des secteurs technologiquement avancés, stimulants pour l’écosystème des entreprises françaises travaillant dans toute la chaine de l’archivage électronique. Le programme VITAM est notamment rendu possible grâce à un VITAM par le co-financement du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA) du Commissariat Général à l’Investissement (CGI). Le fonds PIA "Transition Numérique de l’État/Modernisation de l’Action Publique", qui le finance, a été lancé en décembre 2014 et permet de consacrer 126 millions d’euros à la transformation numérique de l’État.