Militaires français devant le Bourget qui acceuille du 30 novembre au 11 décembre la COP 21
25 novembre 2015

Dispositif optimal pour assurer la sécurité de la COP 21

Dans le contexte de menace très élevée que connaît notre pays, la réussite de la Conférence de Paris sur le climat (COP 21) passe aussi par la sécurisation optimale de cette manifestation. Le Gouvernement avait pris début novembre la décision de procéder à des contrôles aux frontières pendant un mois. Ces contrôles se poursuivront aussi longtemps que la menace terroriste le nécessitera. Le ministre de l’Intérieur a annoncé des mesures exceptionnelles de circulation afin d’assurer aux délégations un accès rapide et sécurisé sur le site du Bourget en perturbant le moins possible les trajets des habitants de Paris et d’Île-de-France. 120 000 policiers, gendarmes et militaires sont déployés sur l’ensemble du territoire national pour assurer la sécurité des Français.
 
Du 30 novembre au 11 décembre, la France accueille la COP 21. Cette manifestation va rassembler de très nombreux chefs d’État et de gouvernement, des délégations d’organisations non-gouvernementales, des personnalités issues d’organisations internationales. Au total, 160 pays doivent participer à cette conférence ainsi que plus de 150 chefs d’État et de gouvernement.

Des mesures exceptionnelles de circulation

Afin d’assurer aux délégations un accès rapide et sécurisé sur le site du Bourget en perturbant le moins possible les trajets des habitants de Paris et d’Île-de- France, des mesures nécessaires pour renforcer et aménager les réseaux de transports en communs existants durant la Conférence ont été prises, en lien avec les opérateurs de transports concernés.
 
Des restrictions importantes de circulation seront donc nécessaires dimanche 29 et lundi 30 novembre pour prendre en compte des impératifs de fluidité du trafic comme les exigences de sécurité liées à l’état d’urgence. Les informations détaillées sur les restrictions et les recommandations pour les particuliers et les entreprises sont disponibles sur le site internet de la préfecture de police de Paris.
   

Les contrôles aux frontières

Le Gouvernement a pris la décision, début novembre, de procéder à des contrôles aux frontières à compter du 13 novembre 2015. Le dispositif a été renforcé dans le cadre de l’état d’urgence décidé par le président de la République et par le Premier ministre sur l’ensemble du territoire national, à la suite des événements du 13 novembre. Ces contrôles se poursuivront aussi longtemps que la menace terroriste le nécessitera. Il s’agit d’un élément-clé de la sécurisation de notre pays dans un contexte de menace élevée. Les contrôles aux frontières sont effectués par  5 000 policiers et douaniers spécifiquement déployés.
 
Ainsi, depuis le 13 novembre et aussi longtemps que la menace terroriste le nécessitera, chacun doit être en possession des documents permettant de justifier son identité aux points de passage frontaliers :
  • les personnes de nationalité étrangère doivent être en mesure de présenter les pièces ou documents sous couvert desquels elles sont autorisées à circuler ou séjourner en France ;
  • l'ensemble des usagers des transports terrestre, ferroviaire, aérien et maritime devront respecter ces préconisations pour faciliter leurs déplacements et gagner du temps.
Par ailleurs, l’accord de siège liant le Secrétariat de la Convention-Cadre des Nations unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) et le gouvernement français prévoit un dispositif de facilitation pour la délivrance des visas aux participants accrédités à la Conférence (délégations, ONG participantes, journalistes). Sur simple présentation de leur lettre d'accréditation, les participants accrédités à la COP 21 se voient délivrer un visa de court séjour. Ils sont dispensés des documents justificatifs classiques. 
 
Le règlement européen relatif à Schengen (Code frontière Schengen, articles 23 et suivants) permet aux États membres de rétablir les contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen à condition que la mesure soit justifiée pour des raisons d'ordre public et de sécurité et qu'elle soit temporaire. La France a notifié sa demande aux autres États membres et à la Commission européenne mi-octobre, comme cela est prévu dans la procédure. Ce dispositif est mis en place lors de grands évènements (politiques, sportifs, etc.) entraînant un afflux de visiteurs, ressortissants de pays tiers et susceptibles de servir de cibles pour des groupes extrémistes ou terroristes. Plusieurs pays ont déjà eu recours à ce dispositif, notamment lors des précédentes COP, comme à Copenhague en 2009 (COP15) et à Varsovie en 2013 (COP19), ou encore au sommet de l’Otan à Strasbourg en 2009. 
 
Ce dispositif illustre le souci qu’a la France de faire en sorte que la conférence se déroule dans un climat de sérénité, de sécurité et de dialogue. Ce dernier est constant avec l’ensemble des piliers de la société civile, très mobilisés. Il sera poursuivi bien sûr lors de la COP 21.
 

Une mobilisation exceptionnelle des forces de l’ordre

Outre les personnels déployés pour les contrôles aux frontières, 2 800 policiers et gendarmes officieront sur le site même de la COP. Les unités de forces mobiles – CRS et escadrons de gendarmes mobiles – seront sollicitées à un niveau sans précédent, tant à Paris qu’en province afin que l’ordre public soit assuré en permanence et éviter tout débordement. Aujourd’hui, au total, ce sont 120 000 policiers, gendarmes et militaires qui sont déployés sur l’ensemble du territoire national pour assurer la sécurité des Français.