Le ministre de l’économie et des finances et le ministre de l’action et des comptes publics ont présenté une communication relative au pouvoir d’achat.

L’année 2018 verra l’entrée en vigueur effective des mesures en faveur du pouvoir d’achat votées en fin d’année dernière.

En 2018, le travail paiera davantage :
  • le salaire net de tous les salariés connaîtra une première augmentation en janvier puis une seconde encore plus importante en octobre grâce aux baisses de cotisations. 17 millions d’actifs gagnent. Pour un salarié dont le revenu brut mensuel est de 1 500 euros, le gain annuel est de 138 euros en 2018 et de 266 euros en 2019 ;
  • les trois quarts des indépendants verront leur revenu net augmenter grâce à la baisse de leurs cotisations famille et maladie sur l’ensemble de leurs revenus de l’année. Cette baisse de cotisations apparaîtra dès l’échéance de paiement de juin ;
  • la taxe d’habitation baissera de 30 % pour 80 % des Français, représentant une économie moyenne de plus de 170 euros ;
  • les fonctionnaires ne subiront aucune baisse de pouvoir d’achat car la hausse de la contribution sociale généralisée sera exactement compensée par une baisse des charges et une prime ;
  • la prime d’activité augmentera de 20 euros par mois dès cette année (la hausse sera de 80 euros par mois d’ici à la fin du quinquennat).

En 2018, les plus fragiles seront par ailleurs mieux protégés :
  • le revenu de solidarité active a été revalorisé de 1,6 % dès septembre 2017 ;
  • le minimum vieillesse augmentera en avril de 30 euros par mois ;
  • l’allocation adultes handicapés sera revalorisée de 50 euros par mois à compter de novembre ;
  • l’allocation de soutien familial pour les parents isolés sera revalorisée de 6 euros par mois dès le mois d’avril ;
  • les familles nombreuses les plus modestes bénéficieront d’une revalorisation de leur complément familial de 17 euros par mois dès avril ;
  • les aides aux modes de garde seront revalorisées de 30 % pour les familles monoparentales à compter du mois d’octobre ;
  • le chèque énergie (+150 euros) permettra aux plus démunis de continuer à bénéficier d’une aide gouvernementale en matière d’accès à l’électricité et au gaz ;
  • la transformation des aides fiscales aux services à la personne en un crédit d’impôt désormais accessible à tous permettra aux Français non ou peu imposables, en particulier les retraités, d’en bénéficier pleinement.
Enfin, en 2018, les impôts baisseront. Les baisses d’impôt dont bénéficient les ménages en 2018 atteignent 5,5 milliards d’euros en année pleine. Compte tenu de l’étalement en deux étapes de la suppression des cotisations salariales « maladie » et « chômage », l’effet net, en 2018, est une baisse de près de 2 milliards d’euros.

Les hausses prévues de la fiscalité sur le tabac et les énergies carbonées répondent à des impératifs de santé publique et de préservation de l’environnement. Cette fiscalité a pour objectif de modifier les comportements des consommateurs. Ces hausses sont loin de compenser les baisses d’impôt mises en oeuvre par ailleurs. En outre, des aides sont mises en place pour accompagner les ménages : une prime à la conversion, d’un montant de 1 000 à 2 000 euros sera versée aux automobilistes vendant leur vieille voiture pour en acheter une nouvelle ; le chèque énergie, versé au printemps, d’une valeur de 150 euros en 2018, sera revalorisé pour atteindre un montant de 200 euros en 2019.

Cette politique en faveur du pouvoir d’achat permet de mieux rémunérer le travail, de protéger les plus fragiles et de libérer la croissance et l’emploi. La majorité des Français en bénéficiera, tout particulièrement les plus modestes : le niveau de vie des 10 % de ménages les moins aisés augmentera de 0,9 % en moyenne, et celui des ménages du décile suivant de 0,6 %.