Le lancement des états généraux de l’alimentation

Le ministre de l’agriculture et de l’alimentation a présenté une communication relative au lancement des états généraux de l’alimentation.
 
Annoncés au mois de juin par le Président de la République, les Etats généraux de l’alimentation débutent le jeudi 20 juillet. Chantier clef pour le dynamisme de l’agriculture, de la pêche et de l’agroalimentaire français, ils ont vocation à être un temps de réflexion partagée et de construction de solutions nouvelles. Ils se dérouleront sur plus de quatre mois, avec quatre objectifs principaux :
 
  • relancer la création de valeur et en assurer l’équitable répartition ;
  • permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail par le paiement de prix justes ;
  • accompagner la transformation des modèles de production afin de répondre davantage aux attentes et aux besoins des consommateurs ;
  • promouvoir les choix de consommation privilégiant une alimentation saine, sûre et durable. 
Le 20 juillet, le Premier ministre réunira l’ensemble des acteurs économiques, sociaux, environnementaux et institutionnels de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche avec les ministres chargés de l’agriculture et de l’alimentation, de la transition écologique et solidaire, des solidarités et de la santé, de l’économie et des finances, et avec l’appui des autres ministres concernés.
 
Cette journée permettra d’élaborer un diagnostic partagé sur les habitudes de consommation alimentaire, la situation des principales filières, les évolutions du commerce et de la distribution, les enjeux d’une agriculture durable et de la transition écologique.
 
Les acteurs seront ensuite mobilisés sur deux chantiers, consacrés à la création et à la répartition de la valeur (dès fin août), ainsi qu’aux attentes sociétales pour une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous (octobre-novembre). Quatorze ateliers rechercheront notamment les voies et moyens pour :
 
  • rendre les prix d’achat des produits agricoles plus rémunérateurs pour les agriculteurs ;
  • adapter la production agricole aux besoins des différents marchés et des transformateurs ;
  • conquérir de nouvelles parts de marché en Europe et à l’international pour faire rayonner l'excellence du modèle alimentaire français ;
  • améliorer les relations commerciales et contractuelles de l’amont à l’aval des filières ;
  • mieux répondre aux attentes des consommateurs en termes de qualités nutritionnelles et environnementales, d'ancrage territorial, de bien-être animal et d'innovations ;
  • assurer la sécurité sanitaire de l’alimentation française notamment en prévenant les contaminations chimiques et en renforçant le lien santé-environnement.
Un atelier transversal rassemblera les solutions d’avenir issues de ces travaux et sera chargé d’identifier les investissements, les mesures d’accompagnement technique et de recherche nécessaires pour accélérer la mise en œuvre des solutions.
 
Dès le 20 juillet, une consultation publique par internet sera ouverte afin de permettre au plus grand nombre de contribuer au débat et de proposer des pistes d’action. Il s’agit d’un exercice de démocratie participative inédit au service d’un projet collectif autour de l’alimentation. Parallèlement, des débats pourront être organisés à l’échelle régionale, en lien avec ces thématiques et la consultation publique.
 
Au-delà du diagnostic, les membres des ateliers et tous les contributeurs sont appelés à trouver les voies de progrès acceptables par tous. Du consommateur au producteur, ils sont invités à proposer des solutions concrètes pour améliorer la répartition de la valeur et permettre à chacun de vivre dignement de son métier, faciliter l'adoption par tous d'une alimentation favorable à la santé et respectueuse de l’environnement, lutter contre le gaspillage et l’insécurité alimentaires.
 
La restitution des travaux et des contributions sera organisée avant la fin de l’année. L’ensemble des parties prenantes sera alors invitée à s’engager dans la mise en œuvre de l’agenda des solutions qui s’en dégagera, au service d’une ambition renouvelée pour l’alimentation et les filières agroalimentaires en France.