La situation des finances publiques, de l’économie et de l’emploi

La ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, la ministre du logement et de l’habitat durable et le secrétaire d’Etat chargé du budget et des comptes publics ont présenté une communication relative à la situation des finances publiques, de l’économie et de l’emploi.
 
La phase de reprise que connaît l’économie française depuis début 2015 s’affirme de jour en jour. La troisième estimation de l’activité au 4ème trimestre 2016, a confirmé l’accélération de la croissance à + 0,4 % après + 0,2 % au 3ème trimestre. Portée par le rebond de l’investissement et de la consommation, mais aussi par des exportations à nouveau dynamiques, la croissance est solide. De plus, l’amélioration continue des indicateurs conjoncturels indique que la reprise s’accélère. La confiance des chefs d’entreprise, comme le moral des ménages ont retrouvé des niveaux élevés, historiquement associés à des taux de croissance supérieurs à 1,5 % par an. La prévision de croissance du Gouvernement pour l’année 2017, qui avait pu être jugée optimiste à l’automne par certains observateurs, s’en trouve largement confortée.
 
Par ailleurs, après avoir pesé négativement sur la croissance au début du quinquennat, la forte dynamique du marché immobilier se confirme et se concrétise par une contribution positive de l’investissement des ménages à l’activité. La reprise du marché immobilier se matérialise à fin février avec des augmentations importantes des permis de construire délivrés (+ 14,4 % sur un an), des mises en chantier (+ 13 %), et de la construction de locaux non-résidentiels (+ 2,4 %). Sur les douze derniers mois, ce sont quelques 463 000 logements qui ont été autorisés et 387 000 mis en chantier. L’augmentation de la construction de logements traduit à la fois une bonne adaptation des dispositifs mis en place par le Gouvernement, que ce soit pour l’accession à la propriété (116 000 PTZ accordés à fin 2016, soit une augmentation de 94 % par rapport à 2015) ou pour l’investissement locatif, ainsi qu’un développement équilibré de l’offre (plus de 130 000 logements sociaux ont été  agréés en 2016 hors ANRU et DOM). 
 
Cette consolidation de la reprise de l’activité économique se traduit par un dynamisme des créations d’emplois qui permet au chômage de refluer dans la durée. La baisse du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A, c’est-à-dire sans aucune activité, s’est poursuivie au mois de février avec 3 500 inscrits en moins par rapport au mois de janvier. Cela porte à 115 000 la baisse du nombre demandeurs d’emploi sans activité sur les douze derniers mois ( - 3,2 %). La baisse du mois de février concerne toutes les classes d’âge, y compris les personnes de 50 ans et plus. C’est également le cas pour les jeunes dont le nombre d’inscrits est désormais inférieur de près de 5 % à son niveau de mai 2012 ( - 25 000 personnes).
 
 
La baisse du chômage devrait se poursuivre dans les prochains mois d’après les prévisions. En effet, alors qu’en 2016, les créations nettes d’emploi salarié ont atteint un niveau record depuis neuf ans avec 187 200 nouveaux postes dans les seuls secteurs marchands, les dernières prévisions de l’Insee dessinent la même tendance avec 81 000 créations nettes d’emplois salariés marchands prévues au premier semestre 2017. Ce dynamisme de la création d’emploi devrait se traduire par une nouvelle baisse du taux de chômage qui passerait de 10 % de la population active actuellement à 9,8 % à la fin du premier semestre pour la France entière (9,5 % pour la France métropolitaine), soit un niveau identique à celui du 3ème trimestre 2012.
 
En outre, les prolongations de l’aide Embauche PME et du Plan 500 000 formations supplémentaires contribuent à renforcer la qualité et le caractère durable de ces créations d’emplois. Le Plan 500 000 formations a été un vrai succès en 2016, tant quantitativement que qualitativement. L’objectif d’un million de formations fixé par le Président de la République a été atteint avec plus de 1 126 000 d’actions qui ont été conduites. Par ailleurs, la durée moyenne de formation a été de quatre mois, avec plus d’un tiers des formations à visée « certifiante » et surtout un tiers des formations en direction des publics les plus éloignés de l’emploi. C’est la raison pour laquelle le Plan a été prolongé au premier semestre 2017 car la formation des demandeurs d’emploi reste un enjeu majeur dans la lutte contre le chômage. Le caractère durable des reprises d’emploi est également stimulé par l’aide Embauche PME dont les 1,3 millions de demandes à fin février ont concerné des embauches en contrats à durée indéterminée (CDI) dans 70 % des cas.
 
Enfin, cette reprise de l’activité et de l’emploi est concomitante à la poursuite de l’assainissement des comptes publics qui a été une nouvelle fois confirmée par la publication des comptes des administrations publiques en 2016 par l’Insee le 24 mars dernier. Le déficit de l’ensemble des administrations publiques s’élève ainsi à - 3,4 % du PIB sur l’année 2016 après   - 3,6 % en 2015, permettant à la France de respecter, comme chaque année depuis 3 ans, ses engagements européens. Dans ce contexte, la dette publique se stabilise à 96,0 % du produit intérieur brut (PIB), portant la hausse totale de l’endettement sur le quinquennat à environ 6 points de PIB contre plus de 25 points de PIB entre 2007 et 2012.
 
Ainsi, la stratégie budgétaire mise en œuvre depuis plusieurs années est payante. La maitrise des dépenses publiques permet en effet de baisser graduellement les impôts des ménages et des entreprises, tout en réduisant le déficit et sans empêcher le financement des priorités du gouvernement, notamment en matière de sécurité et d’emploi. En effet, la dépense publique a progressé en 2016 de +1,2 % en valeur[1], soit son rythme moyen sur la période 2013-2016. Ceci confirme la rupture de tendance observée depuis le début du quinquennat, par rapport au rythme d’évolution moyen de plus de 3,5 % entre 2000 et 2012. Dans le même temps, le taux de prélèvements obligatoires baisses en 2016, pour la 3ème année consécutive, à 44,3 % du PIB.
 
Au final, alors que la majorité avait hérité, à bien des égards, d’une situation économique difficile en 2012, le quinquennat aura permis de redresser la situation et de préparer l’avenir du pays sur des bases réellement assainies.
 
 
 
 

 

[1] Hors crédits d’impôt, comptabilisés désormais en dépenses. La dépense y compris crédits d’impôt ralentit à 1,6%, niveau le plus bas observé depuis 1998.