La ministre des affaires sociales et de la santé a présenté une communication relative à la sécurité sanitaire.
 
Le monde et la France ont été confrontés ces dernières années à des crises sanitaires et évènements à impact sanitaire majeurs. Si chacune de ces crises ont des caractéristiques propres, notre système de santé a démontré sa capacité à faire face. Le Gouvernement agit au niveau national et international dans trois axes :
 
1. Renforcer notre système de santé face aux menaces sanitaires 

Face aux situations de crise sanitaire, les professionnels de santé sont en première ligne dans la détection précoce et la réponse à ces évènements. 
 
La loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016 établit le dispositif de préparation et de réponse aux situations de crise ORSAN (organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles), piloté par les agences régionales de santé (ARS). Il organise la coordination régionale de l’ensemble des acteurs, et adapte les soins au niveau régional. Le Gouvernement, en lien avec les acteurs, a mis en place un programme de formation spécifique des professionnels de santé, et un calendrier d’exercices de crises tant au niveau national que territorial. Face à la menace terroriste, une « feuille de route santé » est mise en œuvre, en articulation avec le ministère de l’intérieur.
 
2. Renforcer le système de veille et de vigilance sanitaire.
 
Le Gouvernement a engagé, en concertation avec tous les acteurs concernés, la réforme des vigilances sanitaires visant à rendre systématique la déclaration immédiate, et à renforcer la gestion des événements indésirables graves. Dans cet objectif, un portail unique de signalement des évènements sanitaires sera mis au service des professionnels de santé et du grand public dès le 1er trimestre 2017. L’articulation entre les agences sanitaires (l’Agence nationale de santé publique (ANSP), Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (ANSES), Agence de la biomédecine (ABM), etc.) a été renforcée pour augmenter la qualité et la sécurité des soins. En matière de produits de santé, les dispositions relatives à l’information des usagers et la protection des personnes participant aux essais cliniques ont été renforcées.
 
3. Contribuer activement au développement de systèmes de sécurité sanitaire à l’international.
 
En mars 2016, la France a organisé une conférence internationale de haut niveau sur le règlement sanitaire international, mobilisant tous les acteurs (transports, tourisme, agriculture, santé animale, y compris le secteur privé). A cette occasion, le Président de la République a mis en avant trois priorités : l’efficience des systèmes de surveillance et d'alerte, la qualité de la préparation et de la gestion de la réponse aux crises, y compris la recherche, et le renforcement du système international pour la sécurité sanitaire, y compris par la formation.
 
L’engagement de la France dans le corps médical européen a renforcé considérablement les capacités de l’Union européenne à répondre aux menaces sanitaires.