Les intempéries en Polynésie française

La ministre des outre-mer a présenté une communication relative aux intempéries en Polynésie française.
 
Ces précipitations exceptionnelles ont occasionné des dégâts considérables, plus particulièrement dans les îles de Tahiti et de Moorea.
 
Au plan humain, le bilan provisoire est d’un blessé grave et de plusieurs blessés légers.
 
Au plan matériel, plus de 800 habitations ont été détruites ou inondées, touchant près de 4 000 personnes. Plus de 6 000 personnes ont été privées d’électricité dans la nuit du 21 au 22 janvier. Plusieurs axes majeurs de communication ont été coupés et des ponts détruits par des crues ou des éboulements.
 
Dès les premières heures, la crise a fait l’objet d’un traitement coordonné par les moyens de l’Etat, du Pays et des communes.
 
Plusieurs cellules de crise ont été activées et ont permis l’évacuation de populations particulièrement vulnérables signalées par les maires. Des interventions en milieu périlleux ont été menées dans les vallées et des hébergements d’urgence ont pu être mis en place rapidement. Les forces armées ont apporté leur concours en menant des opérations de reconnaissance aérienne, d’évacuation et de déblaiement.
 
Des mesures de précaution ont été prises : l’aéroport, dont la piste était inondée, a été fermé et un vol a été détourné vers les îles Cook. Les établissements scolaires du premier et du second degré n’ont pas ouvert. Le gouvernement de la Polynésie française a rapidement placé le territoire en état de « calamité naturelle ».
 
La relative accalmie météorologique intervenue au début de la semaine a permis le rétablissement de la plupart des services publics. L’aéroport de Tahiti Faaa a par ailleurs rouvert et les établissements d’enseignement primaire et secondaire vont progressivement reprendre leurs activités.
 
Les priorités des prochains jours sont la poursuite du rétablissement définitif des services publics de base et des opérations de déblaiement des principaux axes de communication, la remise en état des habitations inondées, la sécurisation des berges des rivières, la pose de ponts provisoires, la prévention contre de nouveaux mouvements de terrain et la sécurisation des établissements recevant du public dont les structures ont pu être fragilisées.
 
Le fonds de secours pour les outre-mer a été activé. 200 000 euros permettront ainsi de financer sans délai des opérations habituellement prises en charge par les communes comme le déblaiement, la mise en sécurité des infrastructures et des bâtiments ainsi des actions de solidarité auprès des sinistrés.
 
La vigilance reste nécessaire dans le contexte de décrue qui peut occasionner de nouveaux mouvements de terrain et la propagation de maladies infectieuses.