Mobilisation pour les personnes âgées et le "bienvieillir"

La ministre des Affaires sociales et de la Santé et la secrétaire d’État chargée des personnes âgées et de l’autonomie ont présenté une communication sur la mobilisation pour les personnes âgées et le "bien-vieillir".

L’allongement de l’espérance de vie est l’un des grands progrès, mais aussi l’un des défis des dernières décennies : 25% des Français sont âgés de 60 ans ou plus et 1,2 millions d’entre eux ont besoin d’être accompagnés dans leur quotidien. C’est pour répondre à cette évolution majeure que le
Gouvernement s’est mobilisé pour construire une société du "bien-vieillir".

Depuis 2012, le Gouvernement a assuré l’avenir de du système de retraite par répartition : alors que la branche vieillesse du régime général avait été constamment en déficit depuis 2004, elle est à l’équilibre en 2016 et 2017. A moyen et long terme, le système est équilibré, tant en ce qui concerne les régimes de base que les régimes complémentaires.

La réforme a été conduite dans un esprit de justice sociale notamment :
 
  • pour mieux protéger les plus modestes : l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), l’ex "minimum vieillesse" a été porté à plus de 800 euros ;
  • pour reconnaître la pénibilité : il est désormais tenu compte des activités professionnelles pénibles, notamment pour permettre un départ anticipé à la retraite ;
  • pour accompagner ceux qui ont commencé à travailler tôt : le dispositif de reconnaissance des carrières longues permet aux personnes qui ont commencé à travailler jeune de partir en retraite anticipée ;
  • pour soutenir le pouvoir d’achat des retraités : dans la loi de finances pour 2017 la population des retraités qui ne payent pas la CSG ou qui l’acquittent à taux réduit est élargie - 500 000 personnes âgées bénéficient de cet effort qui s’élève à environ 300 millions d’euros - ;
  • pour permettre aux personnes âgées de vivre plus longtemps chez elles : 1 milliard d’euros de crédit d’impôt pour les retraités et les personnes handicapées non imposables ont été prévus.

La loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement traduit également l’ambition d’une société du "bien-vieillir", mobilisant l’ensemble des politiques publiques : transports, aménagements urbains, logement. Ce texte marquera l’histoire de la prise en charge collective du vieillissement de la population à travers des actions concrètes :
 
  • création de droits sociaux nouveaux avec la réforme de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA). Le nombre d’heures d’aide à domicile a été augmenté et le coût de la participation financière des personnes a été diminué ;
  • soutien aux proches aidants dont le statut est reconnu et qui bénéficient d’un droit au répit et du congé du proche aidant ;
  • soutien à la prévention de la perte d’autonomie des personnes âgées. Dans chaque département, une conférence des financeurs de la prévention développe un programme coordonné de prévention pour toutes les personnes âgées de 65 ans et plus ;
  • renforcement de la transparence et de l’information sur les prix pratiqués en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Le portail "www.pour-les-personnesagees. gouv.fr" recense l’ensemble des établissements et services et permet en outre de connaître les aides financières et de comparer le reste à charge.
Les mesures prévues par cette loi sont financées de façon pérenne grâce à la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA), dont le rendement annuel est évalué à environ 750 millions d’euros dont ½ milliard pour la revalorisation de l’APA confiée aux conseils départementaux depuis avril 2016 et garantie jusqu’à 2018.

Par ailleurs, l’accès de tous à la santé est aux fondements de l’action du Gouvernement. Dans le cadre du plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté, le montant de l’aide à la complémentaire santé (ACS) a été relevé en 2014 à 550 euros pour les personnes âgées de 60 ans et plus. Cette mesure permet de venir en aide aux personnes âgées qui dépassent le plafond de ressources de la couverture maladie universelle
complémentaire (CMU-c). Elles bénéficient dans leurs parcours de soins du tiers payant intégral, de l’exonération des franchises médicales et de l’absence de dépassements d’honoraires.

Enfin, le Gouvernement a donné, le  12 décembre 2016, une nouvelle impulsion à la "Silver économie", avec la signature par la secrétaire d’État chargée des personnes âgées et de l’autonomie et le secrétaire d’État chargé de l’industrie, d’une feuille de route réaffirmant l’ambition de la filière et sa gouvernance. La "Silver économie" mobilise l’intelligence humaine et l’innovation technologique au service de l’avancée en âge de la société. Elle s’attache à améliorer tous les domaines de la vie quotidienne, et représente aussi un gisement d’emplois extraordinaire. L’excellence française est d’ores et déjà reconnue dans le monde entier.