La ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat a présenté une communication relative à la COP 21, un an après.
 
1. Un accord universel, appliqué en un temps record 

L’Accord de Paris a été adopté le 12 décembre 2015, par les 196 Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique.
 
  • A ce jour, 117 pays représentant plus de 80 % des émissions mondiales ont ratifié l’Accord de Paris. Cela comprend l’Union européenne ainsi que 18 pays européens et bientôt 22. 
  • Cette rapidité historique montre que la communauté internationale a pris la mesure de l’urgence. 
2. Engager résolument l’Europe 

Au niveau européen, les Etats membres ont décidé de réduire les émissions de l’Union de 40 % en 2030 par rapport à 1990. La France défend au conseil européen l’accélération des discussions sur le partage de l’effort de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
 
  • la France a rehaussé son propre objectif afin de faciliter le consensus vers une répartition équitable de l’effort entre les Etats-membres. 
  • le conseil environnement doit aller le plus loin possible en février 2017 en vue d'arrêter rapidement les nouvelles règles de fonctionnement du marché carbone et la répartition de l'effort (hors ETS) entre les États membres. 
3. Mobiliser la société civile : élus, entreprises, chercheurs, citoyens 

Les villes ont un rôle déterminant à jouer pour réduire les pollutions liées aux transports, aux bâtiments, à la production industrielle et aux déchets, et portent une responsabilité particulière dans le renforcement de la résilience des territoires, en zone littorale et pour réduire les îlots de chaleur urbain, en végétalisant les espaces.
 
  • Les adhérents du C40, organisation qui regroupe 86 des plus grandes villes du monde, ont pris, le 2 décembre, l’engagement de doter d’ici à 2020 leur ville d’un plan action climat qui permette de contenir les augmentations de températures en deçà de 1,5 °C. 
  • Plusieurs villes se sont engagées à recourir exclusivement aux modes de transports collectifs électriques.

La mer et l’océan, qui couvrent 70 % de la surface du globe, et jouent un rôle central dans la régulation du climat, ont été placés au cœur des négociations climatiques.
 
  • Une conférence internationale sur la Méditerranée se tiendra en février. 
  • Elle réunira les vingt-deux pays du pourtour méditerranéen autour d’engagements concrets et d’un plan d’action partagé pour préserver ce bien commun, dans les domaines du traitement de l’eau, des déchets, de la pêche, de la protection de la biodiversité. 
La recherche a été un élément fondamental de la prise de conscience planétaire du dérèglement climatique, grâce aux travaux du groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC), dont la France est un contributeur historique.
 
  • Le ministère chargé de l’environnement financera de nouveaux programmes de recherche sur le dérèglement climatique, ses causes et ses conséquences, avec le soutien du fonds de financement de la transition énergétique. 
  • Ils concerneront en particulier les océans, le changement climatique, les pollinisateurs et la biodiversité, les liens entre santé et environnement. 
La finance verte et l’investissement responsable du point de vue climatique sont également des leviers importants à mobiliser.
 
  • La loi de transition énergétique pour la croissance verte prévoit la mise en place de ces pratiques dans plusieurs secteurs, notamment avec l’article 173 qui renforce l’obligation de transparence des investisseurs. 
  • Cet article est cité en exemple dans le rapport que publie aujourd’hui la commission Bloomberg sur la transparence des investissements financiers liés au climat. 
4. Poursuivre la mise en œuvre de l’agenda de l’action
 
La France restera particulièrement impliquée dans les grandes alliances qu’elle a contribué à lancer pendant la COP 21, et en particulier :
 
  • l’initiative africaine pour les énergies renouvelables. La réunion du conseil d’administration de l’initiative lors du sommet de l’Union Africaine le 31 janvier permettra de finaliser la mise en place de la gouvernance de cette initiative que la France continuera d’appuyer pour développer 10GW d’énergies renouvelables d’ici 2020 ;
 
  • l’Alliance solaire internationale, dont les statuts vont être ratifiés, en vue d’une entrée en vigueur rapide, pour engager des appels à projets pour des technologies solaires ;
 
  • la dynamique océan et climat, qui comporte des initiatives telles que le plan Méditerranée pour une croissance bleue, la coalition internationale contre la pollution plastique ;
 
  • l’initiative CREWS, sur les systèmes d’alerte précoce, l'initiative « 4 pour 1000 », qui vise à développer le stockage du carbone dans les sols, les alliances eau, bâtiments et transport rassemblent des collectifs d’acteurs très engagés.
 
5. Maintenir l’exemplarité française 

La France doit continuer de soutenir les actions concrètes et déployer les solutions de la croissance verte pour l’application de l’Accord de Paris.
 
Le développement des énergies renouvelables : la commission européenne a donné lundi 12 décembre son feu vert à quatre dispositifs français de soutien aux énergies renouvelables : géothermie, éolien, méthanisation et hydroélectricité. Les arrêtés tarifaires seront publiés cette semaine.
 
Le déploiement des mobilités propres : quatre décrets d’application de la loi de transition énergétique définissant les obligations en matière de véhicules à faibles émissions seront publiés dans les prochains jours
 
Le bâtiment exemplaire : le décret imposant un niveau de performance énergétique et carbone à tous les bâtiments publics sera publié avant la fin de l’année