Le secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche a présenté une communication relative à la politique spatiale française.
 
La France, acteur de premier plan de l’Europe spatiale, est une des grandes puissances spatiales mondiales avec les Etats-Unis et la Russie, que ce soit dans le domaine des lanceurs avec Ariane 5, celui des satellites avec près de 50 % du marché des satellites de communication en 2014, ou dans le domaine de l’observation de la terre avec l’annonce, lors de la COP 21, du lancement du premier satellite d’observation d’émanation de carbone, « Microcarb ».
 
Pour maintenir ce rang, le Gouvernement estime que la politique spatiale de la France doit poursuivre les objectifs suivants :
 
1.  Une politique industrielle qui garantisse l’accès autonome à l’espace avec Ariane 6 et permette de maintenir l’avance technologique de la France dans le domaine des satellites, notamment pour les télécommunications et  l’observation spatiale, dans un contexte de concurrence internationale accrue. Dans ce but, tous les acteurs français se mobilisent autour du Gouvernement, du Centre national d’études spatiales (CNES), et des industriels Airbus Safran Launchers et Arianespace, pour assurer la réussite du programme Ariane 6 et garantir le respect du calendrier avec un premier tir en 2020 ;
 
2.  Une industrie au service des citoyens, notamment avec l’observation de la terre dans le cadre du programme européen Copernicus ou avec la géolocalisation Galileo ;
 
3.  Le développement de l’offre de services numériques dans le domaine des données spatiales comme il est préconisé dans le rapport de Mme Geneviève Fioraso intitulé « Open Space » ;
 
4.  La continuité de l’excellence scientifique française à l’exemple de la réussite de Philae ou de la mission du spationaute français Thomas Pesquet.