Création d’un comité d’audition pour la nomination des directeurs d’administration centrale

La ministre de la fonction publique a présenté un décret portant création d’un comité d’audition pour la nomination des directeurs d’administration centrale.
 
Afin de moderniser la gestion des cadres supérieurs et dirigeants de l’État, quatre circulaires ont, depuis le début du quinquennat, été adressées par le Premier ministre aux ministres en date des 3 mai 2013, 11 avril 2014, 22 décembre 2014 et 10 juin 2015. Ces instructions ont fixé des objectifs de parité et de diversification des parcours pour les nominations aux postes d’encadrement supérieur et dirigeant.
 
Elles ont permis d’atteindre des premiers résultats. L’un des plus significatifs est l’augmentation du nombre de femmes dans les emplois de cadres dirigeants, la proportion de femmes nouvellement nommées sur ces postes étant passé de 24 % en 2012 à 31 % en 2015, en conformité avec l’objectif fixé par le Président de la République.
 
Lors du troisième comité interministériel à l’égalité et à la citoyenneté organisé en avril dernier, le Gouvernement a exprimé sa volonté d’aller plus loin dans la promotion de la diversité des parcours et des cultures professionnelles en généralisant la création des comités d’audition pour les directeurs d’administration centrale. Une procédure analogue sera également créée pour les chefs de service.
 
Cette nouvelle procédure doit conduire à professionnaliser et à rendre plus transparent le recrutement des cadres dirigeants de l’État. Elle permettra la détection de profils plus diversifiés et facilitera l’accès des femmes aux plus hautes responsabilités en ouvrant plus largement la sélection des candidatures La composition du comité, où seront notamment présentes une personnalité extérieure et un spécialiste des ressources humaines, permettra de réaliser un examen partagé et objectif des talents et des compétences des candidats de nature à éclairer le choix des autorités de nomination.
 
La systématisation de cette procédure constitue une nouvelle étape dans la rénovation de la gestion des ressources humaines de l’État conçue comme un levier de modernisation de l’action publique.